Là encore, ce film qu'on aurait pu croire assez sage sorti de ses séquences nerveuses imposera pourtant tout du long un vrai relief palpable, sur les enceintes avant comme sur les surrounds en se focalisant essentiellement sur les deux grosses ambiances du métrage : le vol, avec ses sons familiers de réacteurs étouffés, de déjeuners et de murmures, ainsi que les tours de contrôle où cliquetis, coups de téléphones et bips en tous genre nous plongent irrémédiablement dans cette situation de crise. Cinq canaux perpétuellement actifs qui ne cèdent jamais au brouillon sonore au profis d'une appréciable finesse, et trouvent surtout le moyen d'atteindre une certaine apogée lors du décollage ou des toutes dernières minutes en mettant le caisson de basses à rude épreuve. Notons enfin que compte tenu de l'aspect "documentaire" du film, la version française - au mixage équivalent - s'offre un doublage vraiment correct, ne pénalisant donc pas les anglophobes.