Une réalisation en constante progression
La richesse des animations est
véritablement mise à l’honneur avec ce nouveau système de collision à 360°. Ça
a toujours été un point fort de Fifa, ça le restera indéniablement dans le 11.
Les mouvements s’enchaînent avec grâce. Prenez ce gardien de but : il va
plonger sur la droite mais, ô malheur ! le mur détourne la frappe. Grâce à
sa nouvelle lecture de trajectoire du ballon, notre gardien va déraper, trouver
ses appuis puis, tel un félin, se propulser à la lucarne opposée. Du grand art
à contempler. Comme ce Ronaldo en position de coup franc : les jambes en
arc, le maillot au vent et les épaules se relâchant après une profonde
expiration. Criant de réalisme. Le vice est porté jusqu’aux expressions
faciles : interrogation, douleur, joie, stupéfaction…Tellement fines que
parfois on se croirait dans un Fable.
Cette fluidité alliée à la diversité vient d’une motion capture qui est passée de 14 points à 20 points de capteurs. Les dribbles en ressortent grandis. Leur contrôle à 360° instauré l’an passé (L2 + joystick droit permet d’enchaîner les chichis) gagne en souplesse : les interrompre ou les réajuster selon la situation devient extrêmement précis et naturel. Cette réactivité au petit poil permet de chasser les animations automatisées et autres rails demeurant dans Fifa 10. Graphiquement enfin, il n’y a qu’une chose à dire, et on est sûr de ne pas se tromper : le plus beau jeu de foot existant. Les terrains sont grandioses, la pelouse en HD est palpable et les joueurs respirent le réalisme (avec de bons réglages couleur, surtout sur XBOX 360 pendant la démonstration).
Quoi de neuf en partie solo ?
La nouveauté de taille pour le
mode solo, c’est un mode Carrière toujours plus prenant : il s’étend sur
quinze saisons en incarnant soit un joueur, soit un entraîneur. Un challenge
assez épique qui permettra de savourer les joies d’un José Mourinho au Réal de
Madrid. Le système de transfert devient plus pointu avec des cartes
comparatives entre les joueurs plus précises. Un travail de fond a été revu sur
l’IA pour apprécier ses matchs qui écriront votre légende. Bref, des parties
avec moins de scripte grâce au système « Analyser » qui s’adapte aux
façons de jouer et perfectionne sa propre manière de distribuer le ballon selon
vos positionnements. Pour pousser la carte du fun à fond, les musiques du jeu
sont customisable : un but marqué, le
chant des supporters, l’hymne quand vous rentrez sur le terrain…vous avez le
contrôle sur tout. Un bon « smells
like teen spirit » comme hymne, rien de tel pour motiver ses troupes
et se la jouer grave…quoique, faire
attention au risque de suicide de vos joueurs après cela.
