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  4. >Splinter Cell Conviction : Premieres Impressions…
Par Phil - publié le 29 mai 2007 à 00h00 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 18h40 - 0 commentaire(s)
C’est dans le cadre classieux des salons du Carrousel du Louvre que la presse européenne a pu se faire une idée un peu plus précise du prochain gros hit annoncé chez Ubi, à savoir la nouvelle mouture de la licence Splinter Cell. Avec ce tout nouvel opus, baptisé Conviction, l’éditeur change radicalement son fusil d’épaule en modifiant intégralement le gameplay de sa licence phare. Exit, l’infiltration commando et les gadgets les plus sophistiqués, Sam Fisher est désormais devenu un paria, démuni de tout moyen et obligé de se fondre dans la foule urbaine afin de sauver ce qui lui reste d’existence.


Splinter Cell Conviction abandonne donc tout ce qui a fait la renommée de la série et en particulier la fameuse jauge "light and shadow" étalonnant votre discrétion. Désormais, vous évoluerez le plus souvent en plein jour… Il ne s’agira donc pas de se camoufler, entreprise totalement illusoire vu le nombre de badauds à l’écran. Il faudra au contraire savoir reconnaître les lieux et profiter d’un environnement incroyablement interactif pour élaborer des diversions et ainsi vous faire la belle. Bon, rassurez-vous, de temps à autre, Sammy est encore capable de défourailler un automatique pour remettre tout le monde à sa place mais cette fois-ci, l’arsenal sera limité et acquis dans la douleur au marché noir.
Sur le papier, cette évolution constitue donc clairement un virage à 180° et souligne chez Ubi une volonté de ne pas se reposer sur ses acquis. Reste à savoir ce que tout ceci peut donner en pratique. C’est donc un des membres de l’équipe de programmation du jeu (team chargé de la conception du premier et du troisième opus) qui nous présente une courte séquence, avec ce toujours aussi charmant accent québécois.


L’action se situe apparemment dans un parc commémoratif d’une guerre quelconque et ceci par une magnifique journée automnale. Sur le plan purement graphique, les premières impressions sont excellentes. Sam adopte un tout nouveau look, plus proche du homeless américain que du super soldat d’élite mais garde en revanche toute sa souplesse. Le personnage est magnifiquement modélisé et se déplace avec une fluidité exemplaire. D’autant qu’il n’est pas tout seul puisque de nombreux promeneurs déambulent sur le site par ailleurs surveillés par une poignée d’agents de sécurité.
Malgré le nombre de personnages animés à l’écran, on ne note aucune saccade. Le tour de force est assez remarquable si l’on considère le niveau de détail des individus lambda ainsi que leurs réactions à votre encontre. En effet, si vous effectuez une action suspecte, ne serait-ce que vous mettre à courir sans raison, ceux-ci se détournent subitement pour vous jeter un regard inquisiteur. C’est clair, ils sont nettement plus intelligents que les zombis de Dead Rising !


Comme nous l’indique notre démonstrateur, le jeu se décomposera en de nombreuses missions de durées plus réduites mais qui mettront systématiquement à contribution votre sens de l’observation. Dans le cas présent, il s’agit de sortir du parc en évitant les différents gardes de faction. Contrairement aux épisodes précédents, inutile de chercher à passer discrètement dans le dos des agents : trop de lumière, trop de monde ! Il vous faut donc procéder par diversion. Quelques exemples valent mieux qu’un long discours… Dans un premier temps, Sam Fisher tente d’attirer l’attention d’un garde en adoptant une attitude suspecte. Le but est de l’amener dans un des rares recoins isolés de la map et de le neutraliser avec le talent que l’on connaît. Pour le garde suivant, la technique se veut plus subtile : Sam s’approche d’un promeneur ayant déposé ses affaires au sol. En deux temps, trois mouvements, il s’empare d’un téléphone portable afin de provoquer une agitation. Il n’y a plus qu’à attendre que le garde, alerté par le brouhaha, s’approche pour filer à l’anglaise. Mais, vous pouvez également vous reporter sur des méthodes moins subtiles et plus spectaculaires. Qu’elle est jolie cette bouteille de propane négligemment posée à côté d’un stand de junk food ! Un petit tir bien ajusté devrait largement suffire à générer un mouvement de panique providentiel…
Ces trois exemples illustrent bien l’évolution du gameplay tant désirée par Ubi qui a beaucoup misé sur l’interactivité de l’environnement. Tout peut être empoigné et manipulé, de la simple canette de soda, à la chaise ou bien encore ce meuble qui peut servir à vous barricader dans le local de sécurité. Précisons au passage que le moteur physique est assez exceptionnel : les objets rebondissent par exemple avec un réalisme particulièrement abouti.


Selon notre programmeur forcément subjectif, tout est donc possible et cette liberté multiplie les options afin de résoudre les différentes missions et d’atteindre les points de passage. Sur ce point et s’il faut bien reconnaître que la courte démonstration est éloquente, on ne peut que rester vaguement sceptique. Selon les développeurs, les moyens de progresser dans les niveaux sont multiples car n’obéissant à aucun script précis. D’un autre côté, cinq minutes de jeu à peine auront été suffisantes pour observer qu’une tactique était à chaque fois mise en exergue comme le souligne la présence de cette bombonne de propane judicieusement posée au bon endroit. De là à ce que le jeu se transforme peu à peu en résolution d’énigmes... On peut aussi décemment se demander si le panel des techniques de diversion sera suffisamment étoffé. Quant au multijoueurs, notre guide est resté on ne peut plus évasif sur le sujet, nous assurant cependant que le mode serait également tout aussi novateur.

Mais gageons que les développeurs d’Ubi sauront balayer nos quelques interrogations. Il ont déjà prouvé par le passé leur indubitable savoir faire. Et on ne peut que saluer ce qu’il faut bien considérer comme un coup de poker, surtout dans un marché qui a tendance à jouer la sécurité et à s’appuyer continuellement sur des jouabilités éprouvées. Après tout, Sam Fisher et le risque, voici une équation toute naturelle, n’est-ce pas ?
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