Ces dernières années, une nouvelle catégorie de soft est sortie peu à peu de l’ombre pour devenir presque une mode dans laquelle s’engouffrent quasiment tous les éditeurs : les jeux politiquement incorrects. Comprenez par là ceux qui dérangent, avec des héros torturés franchissant allègrement la ligne rouge de la morale. De la référence GTA au polémique et sulfureux Manhunt, cette nouvelle tendance ne cesse de prendre de l’ampleur au grand dam des censeurs et des détracteurs du vidéoludisme. Kane & Lynch : Dead Men s’inscrit parfaitement dans cette veine en plaçant sur le devant de la scène deux agités du ciboulot échappés de QHS avec l’aide d’anciens complices. Pas forcément philanthropique comme geste puisque Kane, brute épaisse à la gâchette facile, et son comparse Lynch, sociopathe aussi incontrôlable que ne l’est sa coupe de cheveux, vont devoir payer quelques dettes pour satisfaire leurs libérateurs. Le genre de dette qui se paye avec du plomb et de l’hémoglobine…
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