Dès sa première apparition sur PlayStation en 1996, Lara Croft a rapidement acquis le statut d’icône, l’aura du personnage dépassant de très loin le cadre restreint du jeu vidéo. Couvertures des magazines féminins (ou spécifiquement masculins, hé, hé…), cinéma ou encore jouets, Lara s’est imposée comme une star virtuelle à faire pâlir d’envie nombre de bimbos hollywoodiennes en chair et en os. Cette focalisation excessive de l’attention sur la ravissante et opulente archéologue ne doit pas nous faire oublier que le premier Tomb Raider était aussi un sacré bon jeu d’action et d’exploration. La licence se démarqua en particulier de la concurrence en proposant des énigmes très pointues, à même de filer la migraine aux ciboulots les plus persévérants. Mais par la suite, les développeurs furent plus disposés à mettre en valeur les attributs siliconés de Lara qu’à retrouver la savante alchimie qui contribua à créer la légende. Et il faut bien reconnaître que depuis le second opus, la saga s’est quelque peu enlisée en cédant aux sirènes de l’action pure et dure.
Ce Tomb Raider Underworld fait ainsi suite à l’opus "Legend" qui s’évertuait déjà à retrouver l’esprit originel de la licence sans jamais y parvenir tout à fait. Mission accomplie cette fois ?
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