Oh mon dieu ! Brian Basco est mort ! C’est du moins ce que laisse présager le début de Runaway : A Twist of Fate où nous voyons Gina assister à l’enterrement de notre héros qui se remémore les souvenirs d’un procès où Brian a été accusé du meurtre d’un dénommé colonel Kordsmeier, alors qu’il crie son innocence. En vain. Le juge décide donc de l’envoyer se faire examiner par le docteur Benett à l’asile Happy Dale, lieu du supposé accident mortel de Brian Bosco...
Brian Bosco est mort, vive Brian Bosco !
Alors, vous
êtes triste d’apprendre sa mort ? Mais rassurez-vous, ce n’est qu’une diversion
menée à bien par notre Brian aux ressources infinies. Maintenant que tout le
monde le croit mort, il en profite pour filer et déjouer la machination qui se
trame autour de lui, après avoir reconstituer votre évasion, premier segment du
jeu.
Comme les deux premiers épisodes, Runaway : A Twist of Fate flirte toujours avec des énigmes aussi tortueuses qu’absurdes, comme réussir à pénétrer dans un casino clandestin à l’intérieur même d’un asile (dis comme ça, ça ne veut rien dire, mais rien n’est impossible pour Brian Basco ) ou épiler quelqu’un avec une bougie, trouvée plus tôt, ce qui est sûr c’est que Runaway ne déroge pas à la règle des énigmes farfelues ! Et il y en a des innombrables encore !
Côté scénario,
Pendulo Studios nous a habitué à des histoires propres et léchées et
particulièrement construites et le verdict est sans appel ! Le scénario de cet
épisode est "merivigliant" (après avoir atteint un niveau pareil, il est préférable
d’inventer des mots), car il va vous permettre de répondre à toutes les
questions laissées en suspens sur l’île de Mala Island lors de l’épisode
précédent. Il vous sera possible également de savourer quelques nouvelles personnalités (pas moins d’une
trentaine) telles que l’infirmière sadique (une de mes préférées) et retrouver
aussi quelques visages bien connus qui vous surprendront. Si ce n’est l’absence
du trio d’ami de Brian, Saturne, Sushi et Robby, et de leurs répliques cultes, nous assistons à de nouvelles répliques au rasoir et à des interprétations
parfaites grâce aux voix françaises qui sont jouése à la perfection. De ce fait, un
grand soin a été apporté au doublage, et encore une fois, Runaway prouve qu’il
est bel est bien le seul à ce niveau.
Et 1 et 2 et 3 personnages !
Et les
innovations vont jusqu’au gameplay. Ce qui est étonnant pour un simple jeu de Point & Click, (je vous garde le plus
croustillant pour la fin) et nous allons commencer par les Secret Files : super
coup de main visuel qui vous aide à voir les éléments interactifs du décor. Pour les moins impatients, plus besoin de passer la souris n’importe où tel un détecteur de métaux à la recherche
d’un trésor enfoui. Le deuxième point bénéfique, c’est l’apparition d’un
balayeur espion dans les locaux même de Pendulo Studios qui, à chaque fois que
vous l'appellerez (touche F2), vous donnera un indice visuel avec un petit
message quelquefois bien mystérieux (et digne du père fourras). Mais la vraie
nouveauté de ce segment c’est l’alternance des personnages. Oui ! Vous avez
bien entendu, il est désormais possible de contrôler Gina afin de lui faire
retrouver Brian. Vous serez aussi amener à contrôler un troisième larron, mais
le respect que je vous porte me force à ne rien dévoiler...
Aussi brillant que New York, la nuit !
Quel jeu pourrait se vanter de peindre ses décors à la main ? Runaway en fait partie et ça se sent dans les environnements que Brian traversent (ah..New York !). Runaway se classe aisément, au même titre que le son, sur la plus haute marche du podium, car que ce soit techniquement ou artistiquement, c’est presque un sans fautes graphique (si ce n’est l’utilisation d’un même décor à plusieurs reprises, mais passons...) Les personnages ne sont plus rigides et bénéficient d’une vraie souplesse de déplacement, en lavant le point faible des deux premiers opus.
On ne pouvait clore la trilogie Runaway d’une plus belle manière. Un défaut me dites-vous ? Oui, se demander si Brian Basco reviendra un jour.
L'HISTOIRE : 



MAFIA II - Playmates et Playboy (interdit aux moins de 16ans)



