Le portrait de Alain Chabat

  • Baby Blood (1990) : Classe caméo
  • Petit film d'horreur à la française et fruit de véritables amoureux du cinéma, Baby Blood, malgré un petit coup de vieux, à de quoi ravir les fans de gore et d'ovnis cinématographique. Il se paye même le luxe d'avoir quelques caméos judicieusement choisis comblant les légères inégalités de rythme.  Alain Chabat y joue un passant égorgé avec conviction.
  • Les Secrets professionnels du Dr Apfelglück (1991) : Classe à sketches
  • Une série de sketches plus ou moins convaincants où la fine fleur des comiques français est réunies autour de la troupe du Splendid. Mention spéciale à Alain Chabat qui interprète un présentateur de jeu télévisé persécuté par Roland Giraud. Un film de potes inégal.

 

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La Cité de la peur  (1994) : Classe culte

  • Les Nuls réalisent l'exploit de se mettre au même rang que les ZAZ, les Monthy Python ou Mel Brooks. Les derniers de la classe se retrouvent donc en tête du box-office dans cette comédie cultissime qui, 15 ans après sa sortie, reste immuablement l'une des plus drôles en matière d'humour absurde à la française.

 

Parano (1994) : Classe inclasssable

Un long-métrage à sketches qui mêle habilement histoires macabres et éléments cartoonesques. Joyeux anniversaire, épisode en apothéose finale avec Alain Chabat en amant vindicatif, revisite à sa manière Les Dents de la Mer en prenant ironiquement la démarche inverse : le danger ne vient pas du fond de la mer mais de la surface. Pour qui désespère du cinéma fantastique en France, il doit découvrir Parano de toute urgence.

 

  • À la folie  (1994) : Classe à contre-emploi
  • Le film de Diane Kurys est surtout l'occasion de retrouver un duo sensuel et sulfureux composé d'Anne Parillaud et Béatrice Dalle. En contre-emploi,  Alain Chabat joue les maris délaissés et prend du galon dans ses possibilités de performances d'acteur.

 

  • Gazon maudit (1995) : Classe
  • Josiane Balasko parvient à nous faire rire avec un sujet pour le moins délicat. Heureusement pour nous, celle-ci utilise le registre qu'elle maîtrise le mieux : la comédie. Elle s'entoure d'un Alain Chabat parfait dans le rôle du mari cocu et de Victoria Abril, comme toujours lumineuse. Gazon maudit sait se montrer à la fois provocateur et drôle mais n'oublie jamais d'être sentimental. Il ne s'agit pas seulement d'une comédie franchouillarde, c'est également une histoire d'amour qui sait être tendre.

 

Alain Chabat tourne pour son compère des Nuls, Dominique Farrugia dans une comédie romantique commentée à la manière d'un match de foot. Un procédé original et ambitieux qui ne fait pas tout le temps mouche.

 

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  • Beaumarchais, l'insolent (1996) : Class(ique)
  • Un film mis en scène par Edouard Molinaro constitue toujours un véritable événement en soi, et ce, malgré un style trop classique. Mais une fois n'est pas coutume, sa réalisation convient parfaitement à cet énorme projet français, proposant ici une reconstitution historique minutieuse, ainsi qu'une multitude de costumes et de décors. Le film se concentre donc, comme le titre l'indique, sur la vie du célèbre auteur Beaumarchais, tirée d'une pièce de Sacha Guitry. Et à l'arrivée, le bonheur est total. Autour de Fabrice Luchini dans le rôle principal, défilent entre autres Judith Godrèche, Isabelle Carré, Axelle Laffont, Jean-Claude Brialy, Jean Yanne, Michel Serraut, Alain Chabat, François Morel, José Garcia, ou bien encore Patrice Lafont. Un classique de notre cinéma.

Didier (1997) : Clase canine
Si certains gags restent très téléphonés, la grande idée du film réside dans la confrontation entre l'improbable le plus extrême et la personnalité la plus terre à terre qui soit. C'est également en ce sens que le casting s'avère tout simplement parfait. Un Chabat hallucinant de crédibilité qui maîtrise son personnage comme il a été jusqu'alors impossible d'imaginer. Ceux possédant, ou ayant possédé un chien ne s'y tromperont pas : ses moindres mimiques, attitudes, regards ou interjections variées sont tout ce qu'il y a de plus canin sans jamais basculer dans l'excès parodique à deux ou trois exceptions près. Ovni parmi les ovnis et pourtant très populaire, Didier reste aujourd'hui toujours le même savoureux instant d'humour, jumelé à une indéniable conjugaison de talents dans une situation où on ne les attendait pas forcément.

 

  • Le Cousin (1997) : Classe noire
  • Policiers aux accents de film noir, Le Cousin offre à Patrick Timsit son premier vrai rôle de composition. Abandonnant la comédie légère ou sociale, il joue les indics pour Alain Chabat, lui aussi parfait dans la peau d'un flic désabusé par son métier, autant que par sa vie de famille. Les rapports de forces qui animent le tandem est au centre d'un crescendo qui, s'il ne parvient pas à l'excellence d'un Série Noire, permet à Alain Corneau de renforcer un peu plus son statut de « grand ».

 

  • Mes amis (1999) : Classe amicale
  • Un petit rôle pour Alain Chabat (une scène aux toilettes très réussie) dans cette comédie menée par Yvan Attal et Michael Hazanavicius, également derrière la caméra. Le film hésite trop souvent entre comédie noire et satyre, sans parvenir à faire exister les deux courants ensemble.
  • Trafic d'influence (1999) : Pas classe
  • Après nous avoir servi un premier film très sympathique et original (Delphine 1 - Yvan 0), Dominique Farrugia réalise une comédie d'action qui fait preuve d'un manque flagrant d'imagination et de crédibilité. Il nous ressert le thème éculé du duo qui n'a pas grand chose en commun et qui se retrouve dans la même galère, le tout dans un humour bien trop ''franchouillard'' pour susciter le moindre intérêt. Farrugia aurait-il perdu sa verve comique ? On est en droit de se poser la question !

 

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  • La Débandade (1999) : Pas classe
  • Une  comédie qui n'a de comique que le titre. Effectivement c'est la débandade... mais la débandade des spectateurs. Mis à part la scène d'explication du fonctionnement du Vacuum par Alain Chabat à Fanny Ardant, le film ‘'pendouille'' du début à la fin, sans jamais trouver, ni rythme, ni situations nous permettant de nous dérider face à ce ‘'désespoir''.


 

  • Le Goût des autres (2000) : Classe
  • Avec Le Goût des autres, Agnès Jaoui passait derrière la caméra et livrait l'un des plus beaux films adaptés de leurs textes. On est proche dans la forme du film choral, où chaque personnage a son intérêt et sa profondeur. Si le récit tourne autour du personnage de Castella (Jean-Pierre Bacri), les gardes du corps dont il est entouré (Gérard Lanvin et Alain Chabat) ont également une existence.
  • Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre  (2001) : Classe gauloise
  • On retrouve Alain Chabat campant un César certes moins sec que dans la bande-dessinée, mais à l'esprit tout aussi fier et fourbe. Question scénario on est plutôt partagé entre la satisfaction d'une adaptation très fidèle à la BD (excepté la fin totalement originale et jouissive) , et le fait que justement cette adaptation soit trop fidèle : les connaisseurs (et ils sont nombreux) devineront chaque rebondissement à l'avance ! Mais c'est là que l'on arrive à l'aspect exceptionnel du film d'Alain Chabat : reprenant la plupart des gags de la bande-dessiné, Chabat rajoute au sien l'humour de génie du scénariste Goscinny en l'adaptant à notre époque. Ainsi chaque nom de personnage est l'occasion d'un ou plusieurs jeux de mots (on vous laisse la surprise), beaucoup de gags sont liés à des anachronismes, des parodies en tout genre, des pastiches de films, ect... bref on se retrouve avec une avalanche de gags en tous genres comme on en avait jamais vu depuis longtemps !!!
  • Chouchou (2003) : Pas classe
  • Même lorsqu'il ne s'auto-dirige pas, Gad Elmaleh ne réussit jamais à retrouver la qualité de ses performances scéniques. Si l'on ajoute à cela un script et une mise en image aussi pauvres que basiques, on assiste impuissant à une énième « comédie » française parmi les plus médiocres de ce début du 21ème Siècle.En admettant que l'on soit de bonne humeur, on retiendra quelques seconds rôles, relativement prestigieux, d' Alain Chabat à Claude Brasseur, en passant par l'inévitable Catherine Frot.

 

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Mais qui a tué Pamela Rose ? est issu d'une série de sketches. Kad et O. avaient inventé les personnages de ces deux policiers Bullit et Riper quand ils improvisaient à la radio, puis sur la chaîne Comédie ! où fut créé le feuilleton du même nom. Ce film est à la hauteur de leur délire. Un gag toutes les deux secondes, et des très bons ! Mettre un générique de fin en plein milieu du film, ou jouer un morceau de Beethoven avec des cercueils métalliques, il fallait y penser, et surtout oser ! Bien sûr, il vaut mieux être un cinéphile averti, si l'on ne souhaite pas passer à côté de nombreuses références, commel Le silence des agneaux, Seven ou bien encore Psychose. Mais le film ne s'arrête pas à ce simple stade, et va encore plus loin en recréant l'ambiance visuelle des séries et films policiers américains des années 70/80. Ainsi, à l'instar des oeuvres de Mel Brooks, Mais qui a tué Pamela Rose ? s'inscrit dans la lignée des plus grandes parodies du cinéma. On en redemande !
 

  • Les Clefs de bagnole (2003) : Classe coup de coeur
  • Il est vrai qu'au premier abord cet espèce de fourre-tout a de quoi laisser dubitatif. Baffie joue à fond la carte de la gratuité et c'est là l'énorme idée du film.  Enfant terrible du petit écran, il n'hésite pas à pointer du doigt ce cinéma poubelle vouant un culte à quelques rebus de la télévision n'ayant de comédiens que le nom. Le cinéma doit probablement être la suite logique d'une carrière télévisuelle. Un véritable coup de coeur à côté duquel il est interdit de passer.

 

  • Ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants (2004) : Classe mature
  • Second film du réalis-acteur Yvan Attal (Ma femme est une actrice), Ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants se pose comme le portrait d'une génération, celle des hommes de quarante ans, mais également sur un thème déjà abordé lors du premier film de l'acteur, celui de la difficulté de la vie de couple. Si le premier long métrage était en quelque sorte une "version longue" de son propre court métrage, Ils se marièrent... apparaît comme le film de la maturité, tant d'un point de vue technique (sa réalisation est particulièrement soignée et sait faire preuve d'une belle originalité) que scénaristique. Un film plaisant, intelligent, et dans lequel bon nombre se reconnaîtront.

 

  • RRRrrrr!!! (2004) : Pas claSSSssse!!!
  • Alain Chabat tout d'abord producteur, puis tour à tour co-scénariste et acteur s'est retrouvé réalisateur remplaçant au pied levé à la place de Dominique Farrugia, alors occupé sur la programmation de la fameuse chaîne cryptée. Si l'humour et l'épatant jeu d'acteur de l'ex nul n'ont plus à faire leur preuves, c'est un constat un peu moins heureux de sa filmographie en tant que réalisateur qui s'impose. Apres l'extraordinaire Didier et un épisode d'Astérix certes honnête mais déjà moins bon, il effectue avec ce RRRrrrr!!!... un autre pas en arrière. Pourtant ce n'est pas à ce dernier qu'il faut jeter la pierre car si la réalisation globale du film est tout a fait correcte c'est au niveau des gags que le bas blesse Il faut malheureusement admettre que l'ensemble s'avère beaucoup moins drôle que ce le souhaitaient les auteurs et baigne dans un humour premier degré téléphoné et datant de la même époque que celle dans laquelle se déroule le film.

 

  • Casablanca Driver (2004) : Classe
  • Après la ratage de RRRrrrr!!!, Casablanca Driver nous rappelle au bon souvenir des Robins des bois. Maurice Barthélémy écrit, réalise et interprète le rôle principal de cette comédie loufoque qui bénéficie de la présence de copains comme Alain Chabat, Chantal Lauby ou Isabelle Nanty. Bourré de références au cinéma burlesque, le film réserve quelques moments de gravité qui le font énormément grandir dans le coeur des spectateurs. 

 

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  • Papa (2005) : Classe
  • La grande réussite de Papa - un titre lui-même concis à l'extrême - demeure en sa simplicité, à ne pas confondre avec pauvreté, mais à comprendre comme une sobriété amenant aux racines des sentiments, là où naissent les émotions. On ne peut qu'admettre avec une profonde tendresse que Maurice Barthélemy réalise ici un film à la puissance émotionnelle ravageuse. Il signe avec Papa une oeuvre poignante, drôle, d'une incroyable justesse sans tomber une seule seconde dans le racolage.

 

  • La Science des rêves  (2005) : Classe
  • La Science des rêves dévoile sa magnificence, des tonnes d'idées à chaque plan et surtout sa grande idée - connue désormais mais mieux exploitée présentement - : retranscrire au plus juste tout ce qui se trame dans la tête d'un protagoniste en panne de lui-même, à des moments divers.  Alain Chabat se distingue en collègue de bureau désinvolte et trivial.

 

  • Prête-moi ta main (2006) : Classe
  • Prête-moi ta main réussit formidablement là où tous échouent lamentablement et s'impose comme la meilleure réalisation du genre quand tant d'autres nous ont fait sombrer dans les soupirs et lamentations de l'ennui. Alain Chabat est simplement exceptionnel de drôlerie, de sensibilité et d'excès comiques. Il nous prouve une nouvelle fois toute l'étendue de son immense talent, explorant avec brio, sans rupture de ton ni fausse note tous les registres que lui offre un scénario admirable d'équilibre et de tenue pour le genre.

 

  • 15 ans et demi (2008) : Petite classe
  • Malgré les clichés fomentés contre les adolescents au long du film, on prend tout de même plaisir à suivre les pérégrinations de LeTallec, qui essaye tant bien que mal d'écrire en langage sms, et d'apprendre en quelques mois ce qu'il n'a pas réussi à apprendre en 15 ans (et demi). Pas la meilleure comédie de l'année, certes, mais le duo François Desagnat et Thomas Sorriaux (qui nous avaient donné l'oubliable Beuze) semble sur la bonne pente.
  • La personne aux deux personnes (2008) : Classe
  • La personne aux deux personnes parle de tous ces papillons de lumière paumés sous les projecteurs qui provoquent autant la moquerie des uns que la tendresse d'une minorité déviante. C'est aussi et surtout une comédie drôle, schizo et efficace, qui ne ressemble à rien, si ce n'est à Nicolas, à Bruno et à toutes les choses bizarres qui se trament dans leurs
  • cerveaux. Dans le contexte hexagonal, leur délire fait agréablement tache.

 

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  • Un monde à nous (2008) : Classe
  • Un Monde à Nous marque la volonté de Chez Wam, la société de production d'Alain Chabat, de s'éloigner un peu de l'habituelle comédie afin de diversifier la nature de ses productions. Autant l'avouer immédiatement, le pari est emporté haut la main alors que le métrage, dense et lisible, happe son spectateur dès les premières minutes.

 

  • Rien dans les poches (2008) : Classe
  • Rien dans les poches est bercé d'un esprit rock'n'roll très eighties. Une tentative de cristalliser plusieurs décennies d'une France trop peu médiatisée passant au second plan derrière la variété française. Rien dans les poches déploie un univers attachant et touchant qui, même s'il souffre d'un manque de rythme et de quelques anachronismes flagrants, reste généreux et charmant.

 

  • La Nuit au musée 2 (2009) : Classe
  • Il n'y a pas de secret : choisissez des acteurs doués pour la comédie et la sauce prendra ! Nous aurons ainsi grand plaisir à retrouver Owen Wilson, Steve Coogan, Robin Williams et Ricky Gervais, d'autant que s'ajoutent maintenant à leur joyeuse bande de brillants lurons. Soit le Spinal Tap Christopher Guest dans la peau de Ivan le Terrible, Bill Hader méconnaissable en général Custer ou encore, bien évidemment, notre Alain Chabat national qui incarne un Napoléon Bonaparte étonnamment d'actualité. La Nuit au musée 2 se révèle donc être une véritable bonne surprise, surpassant de très loin ce que nous en attendions. Bien sûr, il ne s'agit pas non plus d'une de ces comédies immédiatement cultes comme sait les faire Stiller, mais nous sommes néanmoins face à un long-métrage mené tambour battant et servi par une galerie de seconds rôles tout bonnement incroyables, soit un vrai blockbuster de la comédie familiale et franchement réussi qui plus est !
  • Trésor (2009) : Petite Classe

Chabat, bien que très drôle, aborde son personnage avec une naïveté assez touchante, celle d'un « jeune adolescent » voyant la femme qu'il aime lui échapper, sans savoir comment y remédier. De son côté, Mathilde Seigner, fidèle à elle-même, interprète son rôle avec le caractère et la gouaille qu'on lui connaît. Le dernier film mis en scène par Claude Berri se révèle être une agréable surprise. Bien loin de la « comédie canine » tant pressentie, Trésor évoque un thème beaucoup plus grave, celui de la remise en question au sein d'un couple, suite à l'arrivée d'un troisième « membre ». Ce n'est peut-être pas le meilleur film du cinéaste, mais l'on reconnaît sa « patte », et l'ensemble apparaît donc comme un agréable divertissement. 


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