Difficile d'imaginer Jennifer Garner autre part que sur les écrans. Et pourtant, aujourd'hui proche d'une quarantaine étincellante, la jeune femme a parcouru un bien long chemin depuis son enfance en Virginie au sein d'une famille très stricte. Promise à un brillant avenir dans la danse, elle obtient un diplôme de chimie avant de se découvrir une passion pour la comédie.
Direction New-York, la tête pleine d'étoiles.
Hasard ou destin, c'est aux côtés de futures stars du petit écran que
Jennifer Garner fait ses débuts à la télévision. D'abord dans
Significant others, chronique de trois amis vivant à Los Angeles, autour desquels gravitent Elizabeth Mitchell -
Lost, V - et Michael Weatherly -
Dark Angel, NCIS. Un échec cuisant soldé par une annulation prématurée après seulement trois épisodes diffusés. Peu importe, elle rejoint
Jennifer Love Hewitt dans le spin-off de
La vie à cinq. Sobrement intitulé
Sarah -
Time of your life dans la version originale - la série ne ramène pas les foules, et après de nombreux soucis avec la chaîne - pilote entièrement retourné, hiatus de plusieurs mois -
Sarah disparaît au milieu de sa première et unique saison.
Alors
Jennifer Garner, maudite ? Loin de là, puisqu'entre temps, elle fait la rencontre de
J.J Abrams qui lui propose un rôle récurrent dans
Felicity. Quelques années plus tard, en pleine préparation d'une série centrée sur une espionne, le futur réalisateur de
Mission : Impossible 3 repense immédiatement à la jeune femme. Paniquée à l'idée de n'avoir jamais su être autre chose que la jolie fille innofensive, la comédienne se prépare durement aux auditions et décroche le rôle de Sydney Bristow. Un tournant capital dans sa carrière puisque la série est un succès colossal qui lancera bon nombres de talents -
J.J Abrams,
Bradley Cooper - et permettra à
Jennifer Garner de décrocher le Golden Globe de la Meilleure Actrice dans un rôle dramatique. Un exploit pour une série ironiquement décrite comme l'histoire d'une fille sexy qui court et change de coiffures à tout va.
Propulsée par le succès critique et public d'
Alias, Jennifer Garner
enchaîne alors les apparitions sur grand écran. Son court mais amusant rôle dans
Arrête-moi si tu peux marque les esprits, mais c'est véritablement en décrochant le rôle d'Elektra dans
Daredevil qu'elle explose le grand écran. Le film est un succès très mitigé - d'un point de vue artistique surtout - mais peu importe, la belle aura même droit à son propre film - encore plus raté, mais là n'est toujours pas la question. Elle démontre ses talents comiques dans
30 ans sinon rien, une comédie oubliable calquée sur le
Big de Tom Hanks, et enchaîne depuis la fin d'Alias les films populaires. Car en dehors de ses retrouvailles avec Peter Berg dans
Le Royaume - le réalisateur était apparu devant la caméra durant quelques épisodes d'
Alias - Jennifer Garner semble privilégier la légèreté :
Juno, Hanté par ses ex, Ma vie sans lui, Valentine's day, The invention of lying, et prochainement,
Cheaters, où Ron Howard fera d'elle une femme adultère.
La complexité et la brutalité d'
Alias semblent bien loin...mais le charme fonctionne encore.