Né le 3 Août 1958, Lambert Wilson se prédestine très vite au métier d'acteur, marchant ainsi sur les traces de son illustre paternel (Georges, de son prénom).
Il entreprend tout d'abord une formation d'Art Dramatique de quatre ans (1974-1978), au Drama Centre de Londres. Entre temps, le réalisateur Fred Zinneman lui offre son premier contrat au cinéma, dans un long-métrage intitulé
Julia. Les contrats s'enchaînent alors, aussi divers soient-ils, de
Lady Oscar à
Rouge baiser, en passant par
Le Gendarme et les Extraterrestres,
La Boum 2,
Sahara,
Le Sang des autres,
La Femme publique ou bien encore
Rendez-vous. Lambert Wilson se construit donc peu à peu, entre films d'auteurs et oeuvres populaires. Une caractéristique dont il ne se détachera plus jamais.
La fin des années 80 marque pourtant un tournant au sein de sa carrière. Outre quelques succès publics et critiques (
Chouans !,
Suivez cet avion...), le jeune comédien se voit offrir deux de ses plus beaux rôles. Il incarne en effet, sous la direction de son propre père, le personnage d'Arsène Muselier dans l'adaptation d'un célèbre roman signé Marcel Aymé,
La Vouivre. Il enchaine avec
Hiver 54, l'Abbé Pierre, de Denis Amar, que les spectateurs publiscitent. Après un léger passage à vide, Lambert Wilson finit par revenir sur le devant de la scène en 1995, grâce à Bernard Giraudeau qui l'engage dans sa nouvelle mise en scène,
Les Caprices d'un fleuve. L'homme multiplie ensuite les propositions. Il retrouve notamment Vera Belmont, qui lui demande d'interpréter le dramaturge Racine (
Marquise), puis il se fait adopter par la grande famille d'Alain Resnais sur le tournage d'
On connait la chanson, et devient même Artus de Poulignac, personnage-clef de
Jet Set. Une comédie au succès inattendu qui le lancera sur une vague interminable de projets plus ou moins similaires (
HS Hors Service,
L'anniversaire,
Palais Royal !,
Comme les autres,
Victor...).
Au delà de ses nombreuses participations théâtrales et télévisuelles, Lambert Wilson, acteur complet s'il en est, s'exporte également avec une extrême facilité, essentiellement Outre-Atlantique. En 2003, Andy et Larry Wachowsky lui demandent par exemple de prêter ses traits au Mérovingien dans
Matrix Reloaded et
Matrix Revolutions. S'en suivront
Prisonniers du temps,
Catwoman et
Sahara.
A l'heure actuelle, Lambert Wilson a été nommé pas moins de six fois aux César, deux aux Molière, mais il n'a encore obtenu aucun trophée.