Vincent Lindon, qui a vu le jour le 15 juillet 1959 à Boulogne-sur-Mer, fait ses débuts dans le cinéma comme aide-costumier. Après un séjour aux Etats-Unis et une expérience de journaliste au quotidien "Le matin", Vincent Lindon se retrouve au Cours Florent. Grâce à l'un de ses professeurs, Francis Huster, il décroche son premier rôle dans Le Faucon en 1983. Durant cette décennie, il multiplie les seconds rôles dans quelques films marquants comme Notre Histoire (1984) de Bertrand Blier,
Parole de flic (1985) aux côtés d'Alain Delon, 37°2 le matin (1986) de Jean-Jacques Beineix, Dernier été à Tanger (1987) d'Alexandre Arcady ou encore
Quelques jours avec moi (1988), où il joue le petit ami de Sandrine Bonnaire. Cette même année, il est aussi la vedette, avec Sophie Marceau, du film de Claude Pinoteau, L'étudiante. Son rôle de musicien amoureux de Sophie Marceau lui vaut le prix Jean Gabin.
Ne dit-on pas "Jamais deux sans trois" ? Aux débuts des années 1990, Vincent Lindon va tourner trois films sous la direction de Claude Lelouch : Il y a des jours... et des lunes, La belle histoire et la comédie Tout ça... pour ça ! Entre-temps, Coline Serreau lui offre la consécration dans La crise. Face à Patrick Timsit, qui joue un clochard envahissant, Vincent Lindon décroche une nomination au César du meilleur acteur. A la fin de cette décennie, Vincent Lindon est l'un des comédiens les plus demandés. Il se retrouve au générique de plusieurs longs-métrages comme dans
La haine de Mathieu Kassovitz (1995), le polar Fred (1997),
Paparazzi, où il retrouve Patrick Timsit (1998), Belle Maman ou encore
Ma petite entreprise. Son interprétation dans ce film lui vaut une nomination au César en 2000.

En 2001, il retrouve Coline Serreau dans le film
Chaos. L'acteur tourne des comédies comme Le coût de la vie (2003) ou La confiance règne (2004) d'Etienne Chatiliez. Un an plus tard sort sur les écrans
La Moustache. Il y incarne un homme en quête d'identité après avoir rasé sa moustache et impose de plus en plus sa présence, la force de son jeu. Il joue les séducteurs dans le film Selon Charlie, réalisé par Nicole Garcia. En 2007, il donne la réplique à Sandrine Bonnaire pour
Je croix que je l'aime. La même année, il joue dans Ceux qui restent. En 2008, il interprète un jeune divorcé qui tombe amoureux de Virginie Ledoyen dans la comédie
Mes amis, mes amours. Puis il est le mari de Diane Kruger dans le premier long-métrage de Fred Cavayé, Pour elle. Grâce à son interprétation d'un maître nageur dans le film
Welcome de Philippe Lioret, il est une nouvelle fois nominé aux Césars 2010.
Vincent Lindon retrouve ensuite successivement Sandrine Kiberlain dans Mademoiselle Chambon (2009) puis Emmanuelle Devos dans
La permission de minuit (2011). En novembre 2011, il est une nouvelle fois mis en scène par Philippe Lioret dans
Toutes nos envies. Dans ce drame, où il donne la réplique à Marie Gillain, il joue un juge chevronné mais désenchanté qui va être entraîné dans un combat contre le surendettement.