Quelle bonne surprise que ce premier épisode de Breaking in, la nouvelle série créée par Adam Goldberg et Seth Gordon! Arrivé un peu après la déferlante des séries comiques du début d’année (Retired at 35, WorkingClass, Mr Sunshine), le nouveau show de la Fox n’a rien à leur envier. À peine le temps de dire « ouf » que le décor est déjà planté. Cameron (Bret Harrison) est un petit génie de l’informatique, qui, grâce à ses compétences, a réussi à pirater le système informatique de sa fac. Ce qui lui garantit une vie de pape sur le campus, les meilleures notes, et zéro frais d’inscription. Son petit manège tourne parfaitement jusqu’à ce qu’il rencontre Oz (Christian Slater), le patron d’une entreprise pas comme les autres. En effet, elle est spécialisée dans le braquage de ses clients pour tester leur système de sécurité. Et le profil du jeune homme l’intéresse fortement. Expert en chantage et autres manipulations, Oz n’aura pas beaucoup de mal à le recruter.
Ce premier épisode donne immédiatement le ton. Action et humour déjanté sont au rendez-vous. Pas étonnant quand on sait que le nom d’Adam Sandler se cache parmi les producteurs. En moins d’une demi-heure, la série réussit l’exploit de nous présenter une belle galerie de personnages et de nous les rendre immédiatement sympathiques et attachants.
"Ce premier épisode donne immédiatement le ton. Action et humour déjanté sont au rendez-vous. En moins d’une demi-heure, la série réussit l’exploit de nous présenter une belle galerie de personnages et de nous les rendre immédiatement sympathiques et attachants."
Il s’agit de plaire immédiatement aux téléspectateurs, alors forcément ils peuvent sembler un peu caricaturaux. Mais cela n’enlève vraiment rien à leur charme. Le jeune Cameron, d’abord réticent à travailler pour Oz, et qui prend rapidement goût (au moins autant que nous) à ce nouveau job. Christian Slater en patron manipulateur de génie qui obtient sans problème tout ce qu’il veut. On découvre aussi avec plaisir un fan de star wars qui se charge de bizuter le nouvel arrivant de façon de plus en plus loufoque. Il y a également la belle plante spécialiste du crochetage de verrou, le personnage jaloux du petit nouveau et la secrétaire monomaniaque. Pour couronner le tout, Michael Rosenbaum, à des années lumières de son rôle de Lex Luthor dans Smallville, interprète Dutch une brute épaisse au cœur tendre.
Et cette équipe de choc s’en donne à cœur joie lors de casses dignes d’Ocean’s eleven. Pour son baptême du feu, Cameron se retrouve à la tête de l’équipe pour voler une voiture de luxe. Le danger, bien sûr, c’est que l'on nous serve un braquage à chaque épisode et qu’il n’y ait pas de renouvellement. Mais nous n’en sommes pas encore là, et la série est, à ce stade, très accrocheuse. Les répliques fusent et les situations s’enchaînent à une vitesse phénoménale. Pas de temps mort de ce côté-là. Car la force de ce Breaking in, c’est d’abord la comédie et les interactions entre les différents personnages. Ce premier épisode est un concentré en puissance du potentiel de la série. Et on a qu’une envie, voir chacun se développer et montrer toutes les facettes comiques de son rôle.
Breaking in s'impose comme un show très actuel, remplit de références "geek", et vraiment emballant. Si elle parvient à développer une intrigue générale que l'on suivra tout au long de la saison, la série pourrait très rapidement devenir hautement addictive. En tous cas, elle en a le potentiel et les ingrédients. Aucun personnage ne semble être mis à l'écart pour l'instant, ce qui promet un grand nombre de situations différentes et déjà se profile l'opportunité d'une romance, probablement contrariée...

L'histoire : Cameron est un petit génie de l'informatique, qui, grâce à ses compétences, a réussi à pirater le système informatique de sa fac. Ce qui lui garanti[…]
