
"Gimme a break !"
Bien qu'elle ne soit pas foncièrement nouvelle, l'idée n'est pas mauvaise... recruter des adeptes de l'arnaque et de l'évasion dans l'espoir de remettre plus vite derrière les barreaux d'autres arnaqueurs et évadés, encore plus dangereux et surtout beaucoup plus violents, relèverait même presque du bon sens ; tout en s'imposant comme une base solide d'intrigues aux personnalités et aux horizons multiples, à défaut d'être véritablement variés. Dès ses premières minutes, Breakout Kings tient ses "promesses" et met immédiatement en place son équipe sans (judicieusement !) s'encombrer de présentations à rallonge : les détenus volontaires ayant été préalablement sélectionnés et les deux représentants des forces de l'ordre - Ray (Domenick Lombardozzi) et Charlie (Laz Alonso) - étant tout aussi rapidement amenés à trouver un terrain d'entente... il n'y a plus qu'à attendre qu'un premier bad guy se fasse la belle.
"Une première évasion plutôt facile et surtout sans T-Bag : Breakout Kings démarre sans véritablement jouer la carte du spin-off et se noie dans une atmosphère aussi poussive que grossièrement funky... à cent lieues des débuts de Prison Break."
Aux trois policiers (les US Marshals Ray et Charlie étant accompagnés de leur dénicheuse d'infos Julianne, interprétée par Brooke Nevin) s'ajoute donc un quatuor (très vite également réduit à l'état de trio) de sympathiques criminels... constitué de l'ancien chef de gang Shea Daniels (Malcolm Goodwin), de la bombe atomique Erica Reed (Serinda Swan), et du génie accro aux jeux Lloyd Lowery (Jimmi Simpson). Les conditions sont simples : pour chaque évadé récupéré, chacun voit réduire sa peine d'un mois ; mais si un seul d'entre eux en profite pour s'évader à son tour, tous retourneront en cellules sans sommation et sans autre espoir de sortie... officielle.

In & Out
A l'inverse de Prison Break, cette première évasion ne prend pas 22 épisodes mais seulement 237 secondes... Logique : ici l'enjeu n'est plus de savoir comment on sort mais plutôt de s'intéresser à comment on y retourne. De pistes en pistes et de cadavres en cadavres, les rois de l'évasion apprennent à se connaître tout en reconstituant le parcours du criminel en fuite ; chaque épisode proposant au passage son lot de révélations sur le passé de chacun tout en tachant de les rendre, tour à tour, le plus intéressant et le plus attachant possible. Et au regard de l'épisode pilote : la partie est loin d'être gagnée, malgré quelques tentatives d'empathie médicales telles que les problèmes de cœur de Charlie ou les tendances dépressives de Julianne ...

Avec son humour, ses répliques et ses personnalités malheureusement déjà vus et revus : Breakout Kings s'invite dans les foyers en oubliant de proposer ne serait-ce qu'un chouïa de subtilité. Tout y est cash, hip, hop, sexy, ou encore "trop cool" pour être réellement crédible... et même la musique de Ramin Djawadi (pourtant excellent sur Prison Break) y résonne à la limite de la parodie. Reste que l'on attend tout de même la confrontation entre Robert Knepper et Jimmi Simpson aperçue dans une des bandes annonces ; T-Bag devant tout de même être au centre d'un arc en quatre parties... On n'attend que ça. Mais alors vraiment que ça.

L'histoire : Des Marshals et d'ex-fugitifs s'associent pour poursuivre des détenus échappés de prison.
L'histoire : Michael Scofield s'engage dans une véritable lutte contre la montre : son frère Lincoln est dans le couloir de la mort, en attente de son exécution.[…]
