Wolf Lake, Smallville, Fallen, et même un beau petit détour par 24 heures chrono... le moins que l'on puisse dire c'est que Paul Wesley (auparavant crédité sous le nom de Paul Wasilewski) avait déjà su tirer son épingle du jeu à travers des programmes à caractère Fantastique et comprenant, par ailleurs, une bonne dose d'action. Egalement connu pour le rôle de Tommy Callahan dans la série Everwood, il connaît désormais le succès grâce à The Vampire Diaries et apporte à la fois romantisme et noirceur à Stefan Salvatore
La première saison de The Vampire Diaries se laisse véritablement apprécier à la fois comme une très bonne série pour adolescents, bien sûr, mais également pour les amateurs de Fantastique en général...
Merci, je le pense aussi. Je crois, en effet, que c'est vraiment une série aussi bien conçue pour les adultes que pour les plus jeunes.
Est-ce ainsi que vous l'avez approchée ? Comme une série adulte...
C'est comme cela que j'approche tout ce que je fais ; à moins qu'il s'agisse d'un dessin animé. Quand j'ai lu le scénario, je l'ai tout simplement trouvé fantastique. Je ne l'ai pas perçu comme quelque chose de spécialement dédié aux enfants et aux ados. J'y ai, avant tout, vu une histoire incroyable et des personnages qui m'ont immédiatement donné envie d'en faire partie.
Connaissiez-vous les livres de L.J. Smith avant de travailler sur la série ?
Non, pas du tout. En fait, je ne savais même pas que la série était tirée de livres avant d'avoir décroché le rôle. Quelqu'un me l'a dit et - ô mon Dieu - j'ai immédiatement couru chez le libraire. Je les ai tous achetés et j'ai essayé de les lire aussi rapidement que possible, bien sûr, pendant le tournage.
Y avez-vous trouvé une source d'inspiration pour mieux construire votre vision du personnage ?
Je l'ai fait, oui. Mais on s'en est naturellement écartés. Nous avons pris quelques libertés même si nous sommes restés fidèles à beaucoup de choses. Et je pense, d'ailleurs, que bien des gens ayant lu les livres ont pu être un peu étonnés en découvrant la série... Mais après un certain temps, ils ont du réaliser que prendre des libertés pour aller dans la bonne direction est toujours plus intéressant.
Vous n'êtes pas étranger à l'univers Fantastique puisque l'on vous a d'abord découvert en Ange dans la mini-série Fallen...
Est-ce que cela a été diffusé en France ?
Oui, tout à fait. Il n'y a pas très longtemps, d'ailleurs... N'était-il pas étrange de passer d'un ange à un vampire ?
Non, pas vraiment... D'ailleurs, j'avais également joué un shape shifter dans la série Wolf Lake (rires)... Vous savez, ce n'est pas... Je suppose que ça m'est familier, dans un sens. Interpréter ce type de personnages issus de la Fantasy et du surnaturel est toujours quelque chose d'amusant parce que vous ne faites qu'exagérer les caractéristiques inhérentes aux êtres humains. Vous pouvez conserver les émotions humaines pour mieux les expérimenter à un niveau extrême. Et de bien des façons ! C'est toujours métaphorique... Il y a toujours quelque chose de similaire qui entre en ligne de compte et je pense sincèrement que c'est une façon géniale de raconter une histoire.
On dirait bien que vous êtes à la fois un amateur et un défenseur du genre !
Je suis un fan, absolument. Je ne dirais pas pour autant que mes goûts se limitent strictement aux loups garous, anges, ou autres vampires... Mais je suis totalement fan. Encore une fois, je trouve que c'est une super façon de raconter une histoire.
Que préférez-vous dans le fait d'être impliqué dans The Vampire Diaries ?
Et bien, vous savez, en tant qu'acteur vous voulez avant tout interpréter des rôles intéressants et... d'une certaine façon... Jouer un personnage qui a déjà quelques 160 ans de savoirs et d'expériences derrière lui, qui a vécu la Guerre Civile et bien d'autres périodes tourmentées avant d'en arriver aux jours présents... C'est un genre de sentiment aussi submergeant qu'incroyable que d'essayer de saisir cela et de l'assimiler avec mon cerveau de simple mortel, en humain de 27 ans. Cela a été un réel défi pour moi et je pense, qu'en tant qu'acteur, lorsque vous vous posez des questions et que vous vous lancez ces défis... d'une certaine façon, vous vous explorez vous-même. Lorsque vous avez matière à réflexion, c'est que c'est un bon rôle ! C'est tout ce que vous voulez faire : vous mettre au défi.
Comment avez-vous créé des liens avec vos partenaires, Nina Dobrev et Ian Somerhalder ?
Des liens, c'est le mot... oui, absolument. Vous savez, nous sommes instantanément devenus des amis. Nous tous. Et tout spécialement Ian et moi puisque nous interprétons des frères. Il était important de ne pas oublier que même si nous nous détestons, nous nous sommes jadis aimés. Au final, nous sommes frères. Du coup, avant de le rencontrer j'espérais vraiment qu'on allait s'entendre et développer une belle alchimie. Et c'était comme... Immédiatement, il est devenu mon ami. Ca aurait d'ailleurs très bien pu partir dans l'autre sens (rires). C'est toujours bien quand ça se passe comme ça. De plus, la série a été bien reçue et nous pourrions très bien être sur les rails pendant un bon moment, donc... Vous voulez que ça marche... Et pas seulement pour bénéficier d'un bon environnement de travail, mais aussi parce que je pense que cela aide également énormément l'alchimie que l'on peut voir à l'écran.
Il y a beaucoup de flash-back et de périodes temporelles différentes. J'imagine que ces séquences doivent être plutôt agréables à interpréter ?
Tout à fait. Mes préférées (rires) ! Je pense d'ailleurs que tout le monde les aime... Pour moi, personnellement, mis à part le fait de revêtir les extraordinaires costumes et être amené à porter une perruque... Vous vous sentez juste différent. C'est plus fun à jouer. Mais à côté de tout cela, il y a un sentiment de... Pour moi, Stefan est plein d'innocence, c'est un jeune garçon. Avant qu'il ne devienne un vampire, bien sûr... Quand je joue avec ce temps, que nous avons exploré au long de la première saison, je peux être innocent, naïf, éprouver de la joie simple... C'est bien d'avoir l'opportunité de faire cela au sein d'une même série. Vous savez, vous êtes parfois coincé avec votre personnage et les gens se plaignent... Je suis toujours en train d'explorer les différentes facettes de Stefan. Il a 160 ans à explorer, et c'est vraiment bien.
Vous incarnez le gentil de l'histoire... Mais vers la fin de la première saison, Stefan connaît sa première fêlure... peut-être pas de sa vie, mais en tout cas à l'écran...
Oh, je suis certain que ce n'est pas la première de sa vie (rires) !
Bien sûr, mais elle l'est pour le public. En quoi ces quelques épisodes ont-ils été un défi supplémentaire ?
Un énorme challenge. Mais aussi une grande joie. Et je les ai vraiment accueillis et désirés. Je trouvais qu'il était important pour les téléspectateurs, pour l'histoire, de voir la menace que Stefan peut représenter. La violence et vulnérabilité qu'il peut avoir au fond de lui. Car sans cela, il resterait un personnage unilatéral et c'était donc d'autant plus important de montrer cela. Qu'il est capable de toutes ces choses. Cela favorise même une menace perpétuelle pour la saison 2. Ce sentiment de... ça peut arriver n'importe quand !
Et, du coup, créer une certaine tension avec Elena...
Oh oui, bien sûr. Enormément ! Elle n'a plus la même confiance en lui et ça la pousse à aller vers Damon. Il devient le mec sympa qui essaye de rendre service... Vous savez... Pauvre Stefan (rires) ! Elle avait toujours regardé Damon comme le diable, celui par qui la mauvaise influence arrive... Et elle voit que moi aussi, je peux avoir cela en moi. Après quoi, elle ne me fait plus aussi confiance qu'avant. Vous savez, l'Amour est toujours présent. Le véritable Amour, la véritable romance... mais il y a un peu plus de méfiance à présent, ainsi qu'un peu de discorde mineure.
Qu'est ce qui est, selon vous, le plus cool dans le fait d'être un vampire ?
Je pense que c'est la faculté de pouvoir lire dans l'esprit des gens et de manipuler leurs pensées. A n'importe quel moment. On essaye d'ailleurs souvent de le faire en tant qu'êtres humains mais... On n'est pas vraiment très bons à cela. Certains sont meilleurs que d'autres. Et je pense aussi que la faculté d'être précis en la matière serait vraiment utile dans certaines situations (rires).
Propos recueillis et traduits par Vivien Lejeune au 50è Festival de Télévision de Monte-Carlo
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L'histoire : Tirée de la série de romans éponyme de L. J. Smith (datant de 1993 et traduite par Journal d'un Vampire dans son édition française), The Vampire Dia[…]
