La série Facing Kate (Fairly Legal en VO) est diffusée à partir du 11 Avril sur 13ème Rue. On retrouve Sarah Shahi dans une comédie juridique pétillante. Interview.

Par - publié le 11 avril 2011 à 00h00 ,
MAJ le 14 avril 2011 à 10h27 - 0 commentaire(s)

Son physique et son joli minois avaient été remarqués par Robert Atlman qui lui conseillait à l'époque de percer dans le showbusiness en Californie. Depuis, Sarah Shahi a imposé son charme dans Les Soprano et Alias avant de se faire connaître du grand public dans le rôle de DJ Carmen de la Pica Morales pour The L Word. En 2007, l'actrice change de registre en incarnant l'inspecteur Dani Reese aux côtés de Damian Lewis pour deux saisons de Life. Avec Facing Kate (Fairly Legal en VO), Sarah Shahi rajoute une corde à l'arc de son énorme talent en interprétant une ex-avocate décidée à réparer les injustices du système judiciaire en devenant médiatrice. Une dramédie pétillante et une héroïne qui n'a peur de rien. Interview.

Fairly Legal, une série créée par Michael Sardo en 2011 avec Sarah Shahi, Michael Trucco, Baron Vaughn...

Au début du projet, avez-vous eu le loisir de pouvoir inclure chez votre personnage des éléments personnels ?

Sarah Shahi) Oui, un peu. Tout était déjà écrit mais le personnage a vraiment pris forme quand j'ai commencé à jouer. J'ai hésité à revenir faire de la télévision car je venais d'avoir un enfant et sur Life nous travaillions 17 ou 18 heures par jour. Je n'étais pas capable d'apporter quelque chose de personnel à ce personnage. J'ai donc demandé aux créateurs de Facing Kate de faire partie du processus créatif. C'était une des conditions de mon engagement. Je n'ai rien écrit et pas retoucher à une ligne des scripts mais dès que j'ai été sur le tournage, elle a pris vie.

 

Avez-vous un exemple concret de ce que vous lui avez-apporté ?

SS) Il m'est difficile de répondre. Entre le mot 'Action' et la fin de la prise, c'est comme un blackout. Je ne sais pas ce qui vient de se passer. J'essaye de ne pas juger ma performance. Il y a un côté fou et imprévisible du personnage qui se rapproche beaucoup de ma propre personnalité. Au niveau émotionnel, elle est incroyablement immature dans sa façon de se comporter avec sa belle-mère, son ex-mari ou même le système judiciaire. Elle n'est pas capable d'affronter la mort de son père. Dans ma vie, je suis l'exact opposé.

 

Facing Kate parle énormément de justice et de loi. Etes-vous d'accord pour dire que le travail de Kate Reed est de trouver l'équilibre entre ces deux facettes ? 

SS) Absolument. Kate ne veut pas savoir ce que dit la loi. Elle la connaît très bien et sait qu'elle peut se briser facilement. Elle était une avocate très intelligente... Entre la loi et la justice, il y a deux choses différentes. Il y a ce qui est juste et ce que dit la loi. Ma réplique préférée de toute la série est : "La loi est faite par les gens et les gens ont souvent tort". Même si l'arrière plan du show est juridique, elle ne parle pas de ça. Kate a une passion pour les gens et essayent de régler des problèmes humains. Ca ne marche pas toujours mais c'est le coeur de la série.

En France, et je pense que c'est la même chose aux Etats-Unis, les avocats prennent des cours de comédie pour améliorer leur performance. Pensez-vous que les meilleurs avocats sont les meilleurs acteurs ?

SS) Je ne sais pas du tout ! Si vous jouez, vous n'êtes pas forcément honnête. Il est certain que prendre des leçons améliore leur façon de défendre les clients qu'ils représentent. Je sais que si j'avais un avocat, je n'aimerai pas qu'il joue avec moi. Ils ont besoin de persuader un jury donc prendre ces cours de comédie a un sens.

 

Richard Dean Anderson fait sa première apparition dans le cinquième épisode de Facing Kate. Pouvez-vous nous parler de votre travail avec lui ?

SS) C'est formidable ! Il joue David Smith, un personnage très mystérieux et peu de choses sont révélées à Kate sur qui il est et quels sont ses objectifs. Pour elle, c'est un contretemps qui la ralentit et qu'elle ne peut ignorer. Richard est incroyable. Comme notre relation est basée sur le mystère, nous avons tenu à faire de même en dehors du tournage. Nous n'échangeons pas beaucoup de dialogues...

 

La télévision américaine est pleine de docteurs, d'avocats et de policiers. Selon vous, pourquoi Facing Kate se détache du lot ?

SS) J'ai souvent entendu dire que Facing Kate était une sorte de 'Sex and the City rencontre Law and Order avec plus de sexe que de loi'. Combien de séries peuvent-elles dire cela à leur propos ? Beaucoup. Je pense que c'est les personnages qui font la différence. Quand Kate fait face à un problème juridique, il y a très peu de jargon technique. L'action est guidée par Kate. Elle est aussi adorable qu'embêtante. On a envie de l'aimer et de la frapper en même temps ! C'est sa passion qui vous emmène.

 

Propos recueillis et traduits par Nicolas SCHIAVI


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