Après plus de six mois d'attente, le spin-off de Battlestar Galactica dévoile enfin l'issue des destins en suspens de Zoe et Amanda Graystone.

Par Vivien LEJEUNE - publié le 07 octobre 2010 à 00h01 ,
MAJ le 07 octobre 2010 à 09h31 - 1 commentaire(s)
Etonnante et frustrante manie que celle de scinder en deux Actes distincts la narration d'une même saison... Outre les différentes séries de la franchise Stargate, Battlestar Galactica et sa préquelle auront donc connues le même traitement insidieux, prenant un malin plaisir à laisser le téléspectateur la bouche grande ouverte devant un final de mi-saison à chaque fois pour le moins spectaculaire. Qu'il s'agisse de la découverte d'une Terre en ruine, symbole des espoirs déchus des héros de la série-mère, ou de l'explosion du camion favorisant l'évasion du cylon U-87 au moment même où Amanda Graystone (Paula Malcomson) tentait de mettre fin à ses jours au sein du neuvième épisode de Caprica, le constat reste scrupuleusement le même : les créateurs jouent avec nos nerfs pour mieux nous embarquer dans leur monde... qu'il soit virtuel ou non. Initialement programmée pour un retour en janvier sur la chaîne américaine Syfy, le supplice a finalement été amputé de quelques petits mois et c'est Eric Stoltz lui-même qui signe la réalisation de ce retour... explosif.
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Les maux de l'Humanité
L'avatar de sa fille "définitivement" hors d'état, sa compagnie tombée dans les mains du revanchard Tomas Vergis (John Pyper-Ferguson) et sa femme suicidée... le jusque là très sûr de lui Daniel Graystone n'a guère d'autre choix que de solliciter l'aide de l'Ha'la'tha s'il veut espérer refaire un minium surface dans le monde des vivants. Son objectif : récupérer son entreprise et poursuivre ses travaux sur U-87 dans l'espoir de retrouver ce qu'il reste de l'âme virtuelle de Zoe. Son offre : créer les avatars des personnes décédées afin de soulager la douleur de ceux qui leur ont survécu. Son contact : un Joseph Adama (Esai Morales) plus réfractaire et déterminé que jamais, dorénavant totalement dévoué à la cause des Taurons et au service de leur "Parrain".

 

"En intensifiant ses intrigues politico-dramatiques, le dixième épisode de Caprica va encore un peu plus loin dans la SF de haut vol, fidèle à son approche littéraire d'un genre souvent relégué au simple rang de space-opera, et offre à la série un retour aussi captivant que maîtrisé"

 

De son côté, Sœur Clarice (Polly Walker) a échappé à l'explosion que lui destinaient Barnabas (James Marsters) et ses jeunes recrues... Enfin arrivée sur Gemenon, elle met tout en œuvre pour convaincre les hauts décideurs du STO de lui octroyer les pleins pouvoirs sur les différents groupuscules terroristes dévoués à la cause du "Dieu Unique" sur Caprica City, en leur vantant notamment l'impact qu'aurait sur les foules la notion de résurrection virtuelle ; les possibilités qu'offre la technologie du holoband repoussant toujours un peu plus loin ses propres limites. Entre drame affectif de plus en plus enraciné et convictions religieuses extrémistes, Caprica apparait plus sombre encore qu'à l'accoutumé... et toujours aucune trace de Zoe.

 

Caprica

  

Un bon toaster est un toaster grillé
Le prototype qui servait jusqu'ici de refuge terrestre à l'avatar de Zoe (Alessandra Torresani) semble bon pour la casse. Destiné à être démonté avant d'être finalement sauvé in extremis par Cyrus Xander (Hiro Kanagawa), le robot "sans vie" est, étonnamment, le grand absent de ce premier épisode de reprise. Zoe n'a plus accès au monde réel et, bien qu'étant assurément le personnage le plus intéressant de la série en son entier, la jeune fille ne fait ici qu'une très brève apparition... Mais quelle apparition !

 

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Il faut donc attendre la toute fin d'épisode pour découvrir une Zoe au regard encore plus sombre et implacable, délicieusement moulée dans une combinaison de cuir digne des héroïnes d'action les plus sexy. Un sabre acéré au poing, elle est à recherche de celle qui, comme elle, ne peut pas mourir dans le monde virtuel : Tamara Adama (Genevieve Buechner). Face au sort encore incertain de la série, le créateur Ronald D. Moore et ses acolytes brouillent donc encore un peu plus les différentes pistes d'un scénario pourtant déjà particulièrement dense, tout en accélérant suffisamment les évènements, histoire d'être prêt au cas où le dix-huitième épisode à venir serait bel et bien le dernier... Espérons d'ailleurs que tel ne soit pas le cas car, par sa complexité et son ingéniosité, la véritable science-fiction a définitivement besoin de Caprica. So say we all...

 

Retrouvez nos photos de la saison 1 de Caprica


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