Haven, inspirée du roman de Stephen King The Colorado Kid, a débuté vendredi soir. Impressions sur la série fantastique peut-être culte de demain...
Adapter un roman de Stephen King représente toujours un défi, en particulier lorsqu'il contient moins de 200 pages alors que la première saison de la série est censée comporter entre 9 et 13 épisodes. Mais Syfy n'a pas froid aux yeux et propose une libre interprétation de The Colorado Kid avec Emily Rose dans le rôle titre. Sans prétendre révolutionner le genre, le premier épisode de Haven pose tous les jalons habituels d'un pilote et touche à divers genres pour séduire un public le plus large possible : de l'action, du mystère, de la romance, les ingrédients magiques d'un show à succès donnent le ton de cette série qui se veut originale.

A la frontière du réel... et de Fringe
Du mystère, du suspense, de l'amour
A en juger par son pilote, Haven se compose des éléments indispensables pour définir l'identité de la série et justifier sa déclinaison en plusieurs épisodes. Malgré un scénario conventionnel et attendu pour ce premier épisode, les dernières minutes offrent la possibilité d'une récurrence : les enquêtes sur les phénomènes surnaturels constitueront certainement chacune un épisode. L'héroïne, quant à elle, possède les caractéristiques types des personnages principaux ; elle est orpheline, semble poursuivie par les événements étranges et son lien à la ville laisse imaginer qu'elle n'est pas arrivée là par hasard. Les dernières images le confirment, puisque l'épisode s'achève sur son chef qui déclare à un interlocuteur inconnu "Elle reste... peut-être pourra-t-elle vous aider avec vos problèmes."

Série culte ou flop en perspective ?
Le pilote ouvre ainsi un large champ de directions que la série peut prendre avec comme seul fil conducteur sûr l'exploration et la découverte du passé d'Audrey Parker. Malgré le timide humour des dialogues à mille lieues de celui de Stephen King, Haven présente des personnages intéressants et originaux. Le show bénéficie d'une réalisation dynamique aux effets visuels riches qui captivent l'oeil et retiennent l'attention, ce que le scénario peine pourtant à accomplir. Adam Kane (Mentalist) parvient, derrière sa caméra, à pallier les faiblesses de l'histoire et les nombreux clichés, dont on ne peut accuser que l'envie de trop bien faire. Syfy croit en sa série et, sans prétention aucune, propose un spectacle de toute beauté que les acteurs servent avec talent. Reste à voir dans quelle direction la série s'engouffrera, ce qui décidera de son avenir. Série culte ou méga flop ? La réponse dans quelques épisodes...
Retrouvez le diaporama de la saison 1 de HAVEN

