Si Parenthood participait alors à une imposante succession de séries déclinées de films à succès tels que Working Girl (Sandra Bullock succédant à Mélanie Griffith) et La folle journée de Ferris Bueller (avec cette fois Charlie Schlatter dans le rôle titre), son destin fut d'une telle courte durée que rien ne laissait vraiment présager d'une nouvelle résurrection quelques vingt ans plus tard... Pourtant, toujours aussi dévoué à la cause parentale, Ron Howard persiste et signe en explorant une troisième fois les destins croisés de ces nombreux personnages, toujours sous la houlette de NBC ; cette nouvelle mouture étant d'ailleurs supposée s'inscrire dans la grille de rentrée US de septembre 2009. Fort malheureusement, l'état de santé de Maura Tierney (Urgences) conduira la production à repousser, dans un premier temps, le tournage et donc la diffusion des premiers épisodes jusqu'à la mi-saison. Le 10 septembre, la comédienne annonçait qu'elle n'avait d'autre choix que de se retirer du projet et cède le rôle de Sarah à Lauren Graham.
"Le producteur et scénariste de Friday Night Lights renoue avec un style résolument plus conventionnel et fait de Parenthood le parfait concurrent de Brothers and Sisters, perpétuellement à mi chemin de la comédie et de la plus authentique des émotions"
Pour sa version 2010, Parenthood troque la famille Buckman contre les Braverman. Mais en dehors des noms, prénoms et professions des personnages, les situations, conflits et autres expressions de bons ou mauvais sentiments restent très proches de ceux déjà contés en 1989 et 1990... A l'occasion des premières minutes de l'épisode pilote, diffusé le 2 mars sur NBC, nous faisons d'abord connaissance avec Adam (excellent Peter Krause, trop peu vu depuis Six Feet Under), mari de Kristina (Monica Potter) et père de Max et Haddie. Il est également le frère ainé de Sarah, Julia (Erika Christensen) et Crosby (Dax Shepard) respectivement parents de deux adolescents perturbés de ne plus vivre avec leur père, d'une petite fille, et d'un fils caché. Tout ce petit monde gravite autour de la maison du très patriarche Zeek (Craig T. Nelson) et de son épouse Camille (Bonnie Bedelia). Mais c'est le retour de Sarah au sein de la famille après son divorce qui marque le premier bouleversement majeur de la vie pas si tranquille des Braverman... Dès ce premier épisode : fugue, spectacle d'école, diagnostique du syndrome d'Asperger sur l'un des enfants, paternité non programmée, ou encore fiançailles prématurées ouvrent le bal d'une succession de rebondissements qui, comme dans la vraie vie, pourraient continuer ainsi presque à l'infini.
Mais, bien que sympathique et plutôt bien équilibrée, la série s'ouvre néanmoins de manière très attendue et souffre immédiatement d'un manque réel d'identité graphique, à défaut de ne pouvoir aller beaucoup plus loin dans sa structure narrative. Effectivement, les programmes du genre ne manquent pas et l'axe choisi n'est, pour l'heure, pas suffisamment porteur pour que la longévité de Parenthood 2010 soit plus assurée que sa version des années 90... Reste que l'on s'attache assez vite à la totalité des personnages et que le talent des principaux interprètes peut faire la différence auprès d'un public prêt à accepter pour la troisième fois que, comme le souligne Zeek : élever des enfants équivaut parfois à "être en guerre".

L'histoire : Parenthood est un drama familial qui s'intéresse aux Braverman, Sarah, Adam, Crosby et Julia, quatre frères et soeurs qui partagent les maux de tête, […]
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