
Librement inspirée par les romans de Tess Gerritsen, la nouvelle série diffusée sur TNT frappe très fort dès son premier épisode en entrant dans le vif du sujet en appuyant là où ça fait mal. Une femme flic aussi garçon manqué qu'ultra féminine est de nouveau confrontée à son ancien tortionnaire, à présent sous les verrous, lorsqu'un complice du psychopathe commence à violer et à tuer selon les bonnes vieilles méthodes de son mentor. Aidée par son amie et collègue de la médecine légale Maura Isles (Sasha Alexander), le détective Jane Rizzoli (Angie Harmon) doit vite faire face à ses démons si elle veut mener à bien cette nouvelle enquête qui ne manque pas de réveiller en elle un profond traumatisme tout en lui ouvrant les portes d'un apaisement aussi redouté que mérité. Avec Rizzoli & Isles, la justice américaine compte donc deux nouveaux visages de plus au sein d'un panorama pourtant déjà amplement surchargé... Mais ceux-là, au moins, sont bien agréables à contempler.

Il suffira d'insignes
Dans un premier temps, la série créée par Janet Tamaro et Tess Gerritsen (à qui l'on doit donc les œuvres originales) aurait simplement dû s'appeler Rizzoli ; le personnage de Isles n'apparaissant - en fait - pour la première fois qu'en 2002, à l'occasion du second roman : The Apprentice. En toute logique, c'est d'ailleurs la trame principale de ce deuxième volume qui sert de prétexte à ce premier épisode (See One, Do One, Teach One) en revenant principalement sur les circonstances douloureuses ayant conduit à l'arrestation du tueur en série Warren Hoyt (Michael Massee), initialement narrées dans le premier livre : The Surgeon, édité pour la première fois en 2001, et que l'on découvre ici sous la forme de brefs flashbacks.
"Ce duo de flics au féminin arrive juste au bon moment pour barrer la route aux innombrables autres cop show de tout bord et prouver que l'on peut encore faire preuve d'originalité via un genre pourtant maintes fois éculé, tout en imposant des personnages à la fois forts et sensibles"
Imprégnée du souvenir laissé par Le silence des agneaux, Rizzoli & Isles tourne autour des mêmes thèmes sans jamais se contenter d'un simple copier / coller. Car malgré quelques similitudes évidentes (l'ancien psychopathe emprisonné aide machiavéliquement son jeune protégé à lui succéder tout en s'assurant la visite de la femme flic qui a su l'arrêter...), la dynamique féminine élaborée comme point d'encrage de la série entraîne inévitablement le téléspectateur vers des contrées scénaristique totalement nouvelles, le charme et l'amitié en prime, en plus de proposer de belles retrouvailles avec Bruce McGill, que l'on a notamment pu voir dans Code Quantum, Deux flics à Miami ou encore Star Trek Voyager.

Vous les femmes...
Jane Rizzoli et Maura Isles ont absolument tout pour plaire : la première est belle, courageuse et déterminée. La seconde est belle, érudite et... elle le sait. En associant ainsi la brune action girl Angie Harmon à la blonde always looking good Sasha Alexander, les créateurs se sont assurés un doublé de charme instantanément gagnant, dont la complicité est palpable dès les premières minutes qu'elles partagent à l'écran. Situations tantôt dramatiques tantôt cocasses s'enchainent au rythme de réparties so girly, surtout lorsqu'arrive en ville un bel agent du FBI au cœur à partager : Gabriel Dean (Billy Burke).

Reste à voir à présent si la série saura faire la différence sur la longueur... Quoi qu'il en soit, sa belle alchimie des personnages et son sens de l'équilibre scénaristique font de cet épisode Pilot un fort bel essai du genre. Espérons toutefois qu'à vouloir frapper (trop ?) fort d'entrée de jeu, Janet Tamaro et Tess Gerritsen sauront maintenir la cadence au fil des semaines à venir. En tout cas, une chose est sûre : Rizzoli & Isles n'a vraiment rien d'une banale série d'été. Bien joué les filles...
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L'histoire : Jane Rizzoli, une enquêtrice de Boston, fait équipe avec le médecin légiste Maura Isles pour résoudre des crimes.
