
Quatorze mois plus tard, la liberté a un goût amer lorsque Jax (Charlie Hunnam), Clay (Ron Perlman) et les autres membres de SAMCRO découvrent que leur bonne vieille ville de Charming est sur le point de s'étendre au profit de nouveaux lotissements, modernes et luxueux, sous la houlette de Hale & Associates. Jacob Hale (Jeff Kober) est devenu Maire, le nouveau Sheriff Eli Roosevelt (Rockmond Dunbar, passé du bon côté des barreaux depuis la fin de sa chasse à l'homme de Prison Break) affiche immédiatement son incorruptibilité et semble bien décidé à maintenir la pression sur les Sons que cela leur plaise ou non, une unité d'intervention secrète établit son quartier général dans les parages, Russes et Mayans ne sont jamais bien loin non plus... Et, malgré tout, Opie (Ryan Hurst) se marie.

Fidèle à la marque de fabrique lui ayant si souvent assuré nombre de ses plus beaux instants, Sons of Anarchy ouvre naturellement sa quatrième saison en musique... Sept magistrales premières minutes quasi muettes enchaînant retrouvailles, mises en place et présentations ; aucun dialogue n'étant nécessaire pour saisir aussi bien les nouveaux enjeux qui se profilent que la résonnance des quelques mois passés en cellules et dont le téléspectateur n'a encore rien vu... L'intensité des regards des comédiens et de simples petites phrases implacablement bien placées ("This is for Jax Teller"...) font le reste. Les retrouvailles sont d'autant plus riches que la dynamique des personnages évolue sans cesse en favorisant toujours plus d'imprévisibilité, malgré une thématique et des ressources scénaristiques pourtant passablement récurrentes depuis le tout premier épisode de la série.

A présent père de deux enfants et d'autant plus soucieux de changer de vie aux côtés de Tara (Maggie Siff), Jax - qui s'est enfin coupé les cheveux - continue de jouer un jeu dangereux en renouant avec l'idéologie paternelle des tous débuts, tandis que Gemma (Katey Sagal) risque une nouvelle fois la compétition avec son défunt mari... Un retour aux sources faussement calme et en tous points réussis, sous forme d'épisode spécial d'ouverture de 90 minutes (mais une fois enlevée la demi-heure de publicités US, on n'est finalement plus très loin de la durée traditionnelle...) et dont l'excellente bande annonce laissait pourtant présager de l'arrivée à Charming de Danny Trejo (Machete en personne)... Mais, pour cela, il va falloir attendre encore un peu.
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L'histoire : A la tête de l'équipe et du garage qui leur sert de couverture, Clarence « Clay » Morrow se charge de diriger les troupes et de veiller au grain dep[…]
