Papa du jour au lendemain
Brandon (13 ans), Gary (11 ans) et Robby (8 ans) ont été abandonnés par leur mère. Ils ont bien un véritable père... mais celui-ci vient d'être emprisonné. Comment faire alors pour ne pas avoir de problèmes à l'école, ne pas avoir affaire aux services sociaux et éviter d'être séparés avant d'être placés en famille d'accueil ? Et bien, la réponse est très simple... rendez vous dans votre magasin de sport préféré, faîtes négligemment tomber un billet de cinq dollars de la poche d'un enfant, et jetez-vous sur le premier qui n'aura aucun scrupule à le ramasser sans le rendre à son jeune propriétaire. Avec un peu de chance, vous tomberez sur un type assez vénal (ou inconscient) pour accepter d'être loué en tant que père de substitution. Et c'est exactement ce qu'ont fait les frères Gunderson pour recruter leur nouveau papa ! Croulant sous les dettes, rejeté par sa grand-mère et son ancienne petite amie, et faisant avant tout preuve d'une éthique morale résolument au raz des pâquerettes, Ron ramasse le billet sans se douter une minute qu'il lui apportera bien plus qu'un banal pourboire. D'un simple rendez-vous avec le directeur et une (forcément jeune et jolie) maîtresse d'école, il se retrouve faux père à plein temps lorsque l'un des trois frères cause accidentellement une explosion au sein de l'établissement. Menteur et manipulateur au grand cœur, Ron propose aux chérubins d'emménager chez eux... moyennant salaire, bien sûr !
"Comédie familiale essentiellement dédiée aux plus jeunes, Sons of Tucson déploie la panoplie complète de l'humour potache mais n'en dégage pas moins une bonne dose de sincérité allant, parfois, jusqu'à la rendre presque touchante"
Créée par les humoristes scéniques Greg Bratman et Tommy Dewey, Sons of Tucson est également en partie produite par Justin Berfield (Reese, le second grand frère de Malcolm) ; le ton est donc à l'humour franc et expéditif, à grands renforts de maladresses, de hamburgers mangés la bouche ouverte et de personnalités particulièrement caricaturales ; la palme revenant assurément à la grand-mère renfrognée de Ron, quelque part entre Tatie Danielle et la mère Fratelli des Goonies... aussi forte en claquage de portes qu'à la batte de base-ball.
Lourdingue, oui... mais pas que.
Malgré ses aspects plus que prévisibles et son perpétuel sens de la surenchère, le premier épisode de la série sait néanmoins se montrer attachant lorsqu'il le faut et parvient à suffisamment calmer le jeu pour ne pas (trop) lasser le spectateur adulte. Entre l'attachement naissant de Ron pour les enfants et ses tentatives de séduction envers leur professeur Maggie Morales (Natalie Martinez), chacun peut trouver en Sons of Tucson la petite demie heure d'abandon hebdomadaire qui ne sert strictement à rien... mais qui fait du bien. D'ailleurs, ceux qui trouveront plus d'intérêt au quotidien des enfants ainsi qu'à leurs bêtises à répétition ne seront pas en reste puisque, loin d'être relayés au rang de simple prétexte, tous trois occupent une place scénaristique de choix et partagent légitimement le haut de l'affiche au côté de Tyler Labine. Du coup, sans chercher à révolutionner quoi que ce soit, le démarrage de la série tient ses promesses et s'avère suffisamment sympathique pour donner envie d'y revenir la semaine suivante... Et c'est déjà ça.

L'histoire : Sons of Tucson est une comédie familiale dans laquelle trois frères engagent un charmant mais maladroit arnaqueur pour jouer le rôle dans leur père, q[…]
L'histoire : Les Simpson, famille américaine moyenne, vivent à Springfield. Homer, le père, a deux passions : regarder la télé et boire des bières. Mais son quot[…]
