Annoncée comme la dernière année de la série, la saison 4 des Tudors s'ouvre au lendemain d'un avant-dernier mariage et maintient son niveau d'excellence.
Cromwell a été décapité... L'union avec Anne de Clèves très vite annulée... Et celle entre un Henri VIII vieillissant et la très jeune Katherine Howard déjà célébrée en cachette... L'année dernière, les huit épisodes qui constituaient la saison 3 de la série se sont donc une nouvelle fois achevés sur un climax résolument dramatique (transcendé par la partition du compositeur Trevor Morris) qui, après la mise à mort du Cardinal Wolsey en fin de saison 1 et celle d'Anne Boleyn dans le final de la saison 2, perpétuait de façon toujours aussi intense cette tradition brutale et souvent arbitraire de la séquence d'exécution, ponctuant ainsi chaque grande période de la vie du Roi par un nouveau bain de sang.
Jamais 5 sans 6...
A travers un sens de la narration toujours plus focalisé sur les émotions contradictoires (et de plus en plus proches de la folie paranoïaque) éprouvées au cours des dernières années de sa vie par Henri VIII, les nouveaux scripts du créateur Michael Hirst (qui, rappelons-le, aura écrit à lui seul l'absolue totalité de la série !) jouent encore un peu plus la carte de l'identification et plongent toujours plus loin le spectateur dans les méandres d'une âme douloureusement tourmentée. Pour preuve : des séquences de rêves vont notamment permettre aux comédiennes Maria Doyle Kennedy, Annabelle Wallis et Natalie Dormer de revenir hanter le souverain, encore plus affaibli psychologiquement depuis la disparition de Jane Seymour.
Long live the King
En ce début de saison, le principal courroux d'Henri va vite être incarné par le jeune courtisan Thomas Culpepper (Torrance Coombs), futur amant de la cinquième Reine en course et écho permanant (et trop évident) de sa lointaine jeunesse pour que lui soit accordé le droit de vivre bien longtemps... En cela, la fraîcheur provocante de Tamzin Merchant participe pleinement à la réputation sulfureuse de la série, qui continue brillamment de jouer avec un érotisme particulièrement maîtrisé et jamais racoleur bien que très explicite. Réalisation, décors, costumes, musique et interprétations sont toujours aussi soignés et font sans conteste de The Tudors la saga historique la plus aboutie du genre ; car si bien des longs-métrages ont déjà été accordés aux destins d'Henri VIII, d'Anne Boleyn ou encore de Thomas More, cette exploration de l'Histoire en 38 heures peut également faire figure de préquelle exemplaire aux tout aussi excellents films Elizabeth et The Golden Age, également fruits de la prolifique plume de Michael Hirst.

L'histoire : Politique, sexe, pouvoir, amours : une plongée dans la vie du jeune Henry VIII dans le 16ème siècle de l'Angleterre.
L'histoire : A la mort de sa mère, qui fut décapitée par ordre du roi, Elizabeth quitte la cour pour Hatfield House où elle reçoit une éducation adaptée à son rang[…]
