Côté intrigue, c'est de l'absurde et de l'originalité à foison. Wilfred est le chien de la voisine de Ryan, Jenna (Fiona Gubelmann). Alors que tout le monde voit en Wilfred chien tout ce qu'il y a de plus normal, Ryan voit lui un homme avec un costume de chien. Un costume absolument ridicule d'ailleurs. Ryan et Wilfred peuvent parler, échanger, comme deux êtres humains. Les ressorts de cette comédie tiennent du comique de l'absurde allant de situations rocambolesques à dialogues extravagants. Jason Gann et Elijah Wood forment un duo parfait et crédible, ce qui n'était pas gagné au vu du synospsis. Le ton est d'ailleurs donné dès la première scène de la série avec la tentative de suicide profondément ratée de Ryan. Et ce, malgré le fait qu'il ait eu la délicatesse de rédiger auparavant sa lettre de suicide. La 7ème version de sa lettre de suicide.
Wilfred incarne à la fois le chien fou basique avec tous les comportements qui vont avec : creuser des trous, uriner un peu partout et jouer à la balle. Mais il est également une sorte de conscience, d'alter ego libéré qui tente de prodiguer des conseils à Ryan. Conseils l'on pourrait résumer à une seule phrase utilisée dans l'épisode : La vie est courte. Toujours est-il qu'à la fin de ce pilote, Ryan s'est repris en main, a retrouvé un peu d'optimisme et surtout un compagnon à qui se confier. Le spectateur est lui séduit et mais surtout intrigué par cette série qui sort des sentiers battus.
Les amateurs de cynisme et d'humour seront ravis de la comédie qu'est Wilfred. Une chose est sûre : on a envie de connaître la suite et d'enchaîner avec un second épisode. Pari gagné, Wilfred mérite le coup d'œil et on espère que ce premier contact positif ne soit qu'un avant-goût à d'autres épisodes encore plus savoureux.

