Sexe, religion, trahison et le grand retour de l'ascenseur: The Good Wife / Alicia Florrick est de moins en moins sage... et on adore!

Par Bénédicte LELONG - publié le 29 septembre 2011 à 09h35
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Après nous avoir laissés sur notre faim en mai dernier, responsable de notre profonde aversion des ascenseurs à jamais synonymes de dévergondage à tous les étages, The Good Wife est enfin de retour. Force nous est de constater que les posters promotionnels avaient vu juste: au revoir femme bafouée, place à une nouvelle Alicia Florrick, célibataire et bien moins sage.

 

The Good Wife - Saison 3. Série créée par Michelle King, Robert King en 2009. Avec : Julianna Margulies, Archie Panjabi, Christine Baranski et Josh Charles.


Les premières notes de "Baby Did a Bad Bad Thing" de Chris Isaak envahissent nos châstes oreilles. Premier plan, vision plus que familière: les portes d'un ascenseur s'ouvrent, aggravant encore davantage notre supplice, insoutenable. Alicia apparaît, seule, et visiblement satisfaite. Nous ne pouvons nous empêcher d'esquisser un sourire.

Coup d'envoi de cette troisième saison donc avec un épisode qui, sur fond de conflit israelo-palestinien, ne manquera pas de faire grincer des dents les plus étroits d'esprit: religion, homosexualité, trahison et bien sûr... sexe. Ceux qui pensaient que Will et Alicia s'étaient contentés d'enfiler des perles après avoir fait monter d'un cran la température de ce satané ascenseur seront servis.

 

The Good Wife - Saison 3. Série créée par Michelle King, Robert King en 2009. Avec : Julianna Margulies, Archie Panjabi, Christine Baranski et Josh Charles.

Mais alors comment une série diffusée sur une chaîne hertzienne telle que CBS parvient à échapper avec brio au regard toujours plus inquisiteur de la FCC, autorité US régulant ce que nous pouvons ou non voir à la télévision? A une époque où le moindre mot de travers ou bout de chair découvert font scandale, The Good Wife n'en fini pas de bousculer les conventions. 

Grâce à des performances en béton, des dialogues qui font mouche et un montage toujours aussi soigné il n'est désormais plus nécessaire de trop montrer pour déclencher toute une palette d'émotions. La brillance de la série repose sur l'habileté et la subtilité avec lesquelles celle-ci parvient à naviguer les eaux troubles de la bienséance télévisuelle. Pourvu que ça dure!
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