Par Maxime Girardeau - publié le 11 octobre 2006 à 10h00 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 18h12 - 30 commentaire(s)
Depuis la fin de Friendsn NBC ne va pas bien et occupe les dernières places des audiences américaines. Malgré le lancement de séries ambitieuses telle que Surface la saison dernière, NBC n’arrive plus à trouver la formule gagnante. Obligé de réagir, NBC dégaine deux grosses productions cette saison : Heroes et Kidnapped. Le second n'ayant connu que 13 épisodes avant d'être purement annulé, nous allons nous intéresser à Heroes, que NBC a mis en avant tout l’été par l’une des plus grandes campagnes de promotion que les USA ait connu pour une série TV.


L'histoire : partout dans le monde, un certain nombre d'individus en apparence ordinaires se révèlent dotés de capacités "hors du commun" : la régénération cellulaire, la téléportation, la télépathie... Ils ne savent pas ce qui leur arrive, ni les répercussions que tout cela pourrait avoir. Ils ignorent encore qu'ils font partie d'une évolution qui va changer le monde à jamais !



A la vision des deux premiers épisodes de la série, une première constatation s’impose : NBC cherche à surfer sur le succès des comics au cinéma d’une part (avec un pitch rappelant fortement X-Men) et sur le succès de Lost à la télévision d’autre part. Il faut bien avouer que malgré quelques préjugés assez négatifs à la lecture du pitch, Heroes fonctionne bien et devient assez rapidement prenant. Tim Kring, créateur de la série, a réussi à créer une galerie de personnages naviguant entre violence pure et tendresse assumée. Passant d’un personnage à l’autre, prenant le temps de montrer leur vulnérabilité due à leur souffrance de ne pas comprendre leur différence.


Cependant Tim Kring n’oublie pas les amoureux d’énigmes et mystères en tout genre. Heroes crée donc rapidement un climat de conspiration autour de chacun des personnages. Le pilote reprend la structure scénaristique de Collision, où chacun des protagonistes se croise selon la théorie du chaos, mais en laissant l’idée que tout cela est piloté. On n’échappe donc pas au personnage X-files, qui dans Heroes a troqué sa clope contre une paire de lunettes. NBC ne prend donc pas trop de risques et réutilise tous les ingrédients déjà bien connus qui ont fait le succès des autres, le tout restant assurément digeste et même doté d'un certain charme.


Côté image, Dave Semel réalise un pilote qui possédait assurément un budget confortable, offrant quelques très beaux plans et un ensemble sans fioritures mais parfaitement maîtrisé. Hélas, et comme souvent avec NBC, la réalisation n’a pas su (volontairement ?) créée une identité propre à Heroes, l’inspiration lorgnant clairement du côté des productions ABC. Mais nous sommes loin des styles très appuyés des productions de la Fox (24, Prison Break, Vanished), FX (Nip/Tuck, Rescue Me, The Shield) ou même CBS (Les Experts, FBI portés disparus, Cold Case), reconnaissables au premier coup d’œil.



Côté audience, pour leur premier épisode Heroes a conquis pas moins de 14,3 millions de téléspectateurs et a réussi à se maintenir la semaine suivante avec 12,6 millions de fans. Des débuts encourageant donc, même si l’on est loin des grosses machines telle que Lost, Desperate Housewives, Grey’s Anatomy, Les Experts ou 24 qui tournent entre 17 et 24 millions de téléspectateur. Heroes fait donc parti des séries à suivre de la rentrée, avec un certain Vanished dont nous parlerons très bientôt dans nos colonnes.
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