De Cosmo... Cosmo... Cats ! à la Force G.
D'impulsion américaine mais de réalisation japonaise (le Studio 4°C de Eiko Tanaka à qui l'on doit notamment les segments Kid's Story de The Animatrix et Have I Got a Story for You & Working Through Pain de Batman : Gotham Knight), Thundercats 2011 revient donc aux origines de l'Histoire des Cosmocats menés par Lion-O (Will Friedle) et de l'éternel conflit qui les oppose à Mumm-Ra (Robin Atkin Downes) et sa horde de Mutants sur la 3è Terre... Mais, cette fois-ci, grâce aux choix judicieux des producteurs Michael Jelenic et Ethan Spaulding pour Warner Bros. Animation, les choses ne sont plus évidentes du côté de Thundera. Car, en plus d'une animation à l'esthétique soignée, les premiers épisodes de ces treize nouvelles aventures font avant tout montre d'une réelle volonté de rendre ce récit à la fois beaucoup plus épique et propice aux nuances de gris et à la "réflexion". Ici, il n'est plus question d'enchaîner "simplement" combat sur combat... les personnages et la narration prenant presque naturellement le dessus sur l'action et offrant ainsi au public adulte une belle occasion de replonger dans le passé sans avoir à rougir d'y rester accroché, bien au-delà de la seule nostalgie d'une enfance passée à espérer se voir un jour pousser des moustaches de chat... Le résultat est à la hauteur de l'évènement : ces nouveaux épisodes jouent à fond la carte cinématique et les efforts sont payants. Travail des ombres, couleurs et designs forcent le respect et transformeraient - presque - ces péripéties félines en authentique tragédie guerrière...
Et si les Cosmocats reviennent ainsi après quelques 21 ans d'absence, d'autres n'ont pas manqué de les précéder ; sans pour autant que la France s'en fasse véritablement écho. Parmi eux, les intrépides Mark, Princesse, Allumette, Thierry et Kipo auront ainsi souffert d'une impressionnante multitude de suites et de réadaptations au fil des ans... A tel point que suivre la chronologie de La bataille des planètes (Kagaku Ninjatai Gatchaman) relèverait presque, pour le coup, d'une authentique "mission ninja" ! Car si elle a débarqué le 15 septembre 1979 sur TF1, la série a, en fait, connu bon nombre d'extensions... dont certaines consistent essentiellement en remontages et remodelages pour le marché US... D'abord créée au Japon par Jinzō & Hisayuki Toriumi d'octobre 1972 à septembre 1974 sous sa forme originale (et donc inédite en France), elle devient un long-métrage d'animation en juillet 1978 avant de devenir Battle of the Planets pour les Etats-Unis le temps de 85 épisodes entre 1978 et 1979 (c'est d'ailleurs cette version qui intègre la programmation de l'émission Les visiteurs du mercredi chez nous). Durant cette même période, les japonais enchaînent avec les séries Gatchaman II puis Gatchaman F (pour Fighter) avant que les américains reviennent à la charge en 1986 avec G-Force : Guardians of Space. En 1994, les deux pays s'unissent autour de trois nouveaux OAV : Gatchaman 94... ce qui donne envie aux américains de continuer en 1996 avec Eagle Riders (en réalité un mix de Gatchaman II et F). Depuis, un long-métrage d'animation en images de synthèses avait été annoncé pour 2011, mais le projet n'a finalement pu aboutir pour l'instant...
Celui qui ne nous a jamais quittés...
De tous les héros de notre enfance, il en est un qui continue de voguer toujours plus loin que les autres. Pourtant, en dehors des plus fervents fouineurs et initiés, bien peu de ses anciens fidèles savent qu'ils auraient pu prendre plaisir à suivre ses aventures intergalactiques bien au-delà de l'année 1984... Héros particulièrement charismatique et au sens du Devoir et du Sacrifice plus prononcé qu'aucun autre, le Capitaine Albator (Harlock de son vrai nom) a, en effet, bénéficié de pas moins de 4 séries nominatives et placées sous sa bannière de la Liberté (Albator, le corsaire de l'espace - 1978, Albator 84 - 1982, Harlock Saga - 1990, et Endless Odyssey - 2002), en plus d'être apparu dans les toutes aussi magistrales extensions de l'œuvre titanesque de Leiji Matsumoto : Galaxy Express 999 (1979), Queen Emeraldas (1998), Galaxy Express : Eternal Fantasy (1996), Cosmo Warrior Zero (2001, justement rebaptisé La jeunesse d'Albator à l'occasion de sa sortie DVD française), ou encore l'étonnante série parallèle Gun Frontier (2002) où l'amitié sans fin d'Albator & Alfred - Harlock & Tochiro - est ici revisitée façon Western... La bonne nouvelle étant que la quasi-totalité de ces séries est disponible à la vente en France via de magnifiques coffrets DVD !
Depuis, les premières images du prochain chapitre des aventures du pirate drapé dans sa cape noire ont fait l'effet d'une véritable bombe lors de leur présentation au Kawaii-Kon Anime Festival d'Hawaii, le 17 avril 2010... Long-métrage d'animation, intégralement en images de synthèses, aux couleurs, ombres, textures et designs tout simplement sidérants, le futur film réalisé par Shinji Aramaki est annoncé comme un remake du manga original de Leiji Matsumoto et devrait sortir sur les grands écrans du Monde entier d'ici fin 2012... comptez plutôt sur 2013... C'est-à-dire environ à la même période que le retour d'une autre série incontournable des années 80 : Les mystérieuses citées d'or, le scénariste Jean Chalopin ayant annoncé pas moins de 3 nouvelles saisons inédites lors de son passage à la Chibi Japan Expo de Paris ! Pour le coup, Esteban, Zia, Tao et Mendoza n'avaient - quant à eux - pas connu de quelconques suites ou dérivés depuis leurs 39 épisodes initiaux diffusés en 1982 et 1983. Gageons que ce retour-là, en particulier, risque fort de constituer un véritable raz de marée...
Du rayon delta de papier au rayon delta de ciné...
En 1982, un autre pirate de l'espace venait jouer les trublions en combinaison rouge moulante et s'imposer comme le pendant coloré de son taciturne prédécesseur à la joue balafrée... Que ce soit en jouant au rugball ou en séduisant toutes les jolies cuisses passant à portée de mains, Cobra reste un véritable ovni de ce début d'années 80. Le héros fume non-stop cigare après cigare... Les filles sont toutes magnifiques et... toujours presque nues... le sang coule à flot... Et nos parents ne disaient rien ! Et, plus étonnant encore : les comités de censure non plus ! L'empreint des traits de notre Jean-Paul Belmondo national par le créateur Buichi Terasawa y seraient-ils pour quelque chose ? Peut importe. L'essentiel reste que Cobra aura marqué les esprits comme l'une des séries phares des plus innovantes et décalées de l'époque... Quoi de plus naturel alors que son mangaka n'en soit pas resté là ?
En 2010, nous arrivent ainsi deux coffrets magiques sous le titre de Cobra : The Animation. Le premier regroupe les six OAV constituant les épisodes spéciaux The Psychogun et Time Drive produits en 2008 tandis que le second offre les 13 épisodes d'une toute nouvelle série d'aventures inédites produites l'année suivante. Là encore, la qualité est au rendez-vous, même si le créateur lui-même avouera qu'il trouve désormais son personnage beaucoup trop beau à l'image. Fini les grimaces et autres drôles de faciès... si l'âme et le cœur de la série reste intacts, son univers visuel s'est considérablement affiné tout en prenant grand soin de rester fidèle à la 2D. On regrettera simplement l'absence d'Armanoïde, ici le plus souvent reléguée aux simples introductions ou fins d'épisodes... De plus, comme un pirate en cache définitivement toujours un autre, Cobra sera lui aussi prochainement sur les grands écrans du Monde entier... Mais en live cette fois, grâce à l'adaptation sur laquelle travaille actuellement le réalisateur Alexandre Aja. Un long-métrage assurément aussi redouté qu'attendu... à voir ensuite qui lui emboitera le pas ?!...
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L'histoire : Non seulement pour les nostalgiques mais également pour les nouvelles générations, cette série d'animation aura bien entendu marqué son époque. Les my[…]
