Avec Lights Out, la chaine FX monte sur le ring et livre une série coup de poing, premières impressions...

Par Jeremy COIFMAN - publié le 17 janvier 2011 à 12h00 ,
MAJ le 17 janvier 2011 à 12h19 - 0 commentaire(s)

La chaine câblée FX aime les mâles, les vrais, les tatoués. En quelques années, elle s'est forgée une réputation de chaine à poigne avec des séries comme The Shield, Sons of Anarchy ou Justified . Cet hiver, FX sort les gants pour la série Lights Out. Centrée sur le monde de la boxe, la série semble encore une fois cibler son public. Après des premières critiques presse assez enthousiaste, on se demande bien ce que le ring nous réserve.

 

Lights Out - Saison 1. Série créée par Justin Zackham en 2011. Avec : Holt McCallany, Catherine McCormack, Pablo Schreiber et Stacy Keach

 

Tout commence par un combat acharné entre Patrick « lights » Leary (Holt McCallany), le champion sortant et « Death Row Reynolds, le challenger. Leary malgré une avance confortable au point, perdra son titre. Les dommages sont trop grands, et pour rassurer sa femme, il préfère mettre un terme à sa carrière. Cinq années ont passé, et les difficultés financières sont énormes. Son frère (Pablo Schreiber), gère comme il peut les économies de la famille et le gouffre ne fait que grandir.

 

"Ici c'est le réalisme sauvage, ce sont les coups qui font mal. C'est au fond une série qui colle parfaitement à la politique de FX."

 

Pour un premier épisode, on remarque que tout s'enchaine assez vite, peut être trop. Le combat perdu, les petits boulots, la visite chez le docteur, la famille, tout est abordé en 42 minutes et c'est assez dense. Ce pilote montre que la série a au moins une histoire à raconter. On sait déjà où elle veut nous emmener, et il faut reconnaitre que dans ce genre très codifié, elle s'en sort plutôt bien. On ne peut évidemment pas regarder le pilote de Lights Out sans penser à l'étalon Italien Rocky Balboa. Tout ce qui est abordé ici a été déjà vu dans un des films de la saga. Cependant Lights Out se rapproche plus dans le traitement du premier et du dernier film de la saga, ce qui est un atout majeur. Ne vous attendez pas à voir Patrick Leary s'entrainer en short moulant sur la plage sur fond de musique pop, que nenni! Ici c'est le réalisme sauvage, ce sont les coups qui font mal. C'est au fond une série qui colle parfaitement à la politique de FX. La réalisation met tout de suite dans le bain. Toujours très nerveuse et au plus près de ces personnages, elle captive d'emblée. Cependant on n'évite pas toujours un symbolisme assez pataud

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Lights Out - Saison 1. Série créée par Justin Zackham en 2011. Avec : Holt McCallany, Catherine McCormack, Pablo Schreiber et Stacy Keach

 

Mais le gros point fort de ce pilote, c'est l'interprétation et le choix des acteurs, en particulier Holt McCallany (Heroes), qui est d'un charisme incroyable. Son regard bleu acier fait mouche, et il dégage une aura impressionnante. Entre force et désespoir, l'interprétation est tout en finesse, et pour une série ayant ce thème, il était impératif de réussir son personnage principal pour emporter l'adhésion. L'empathie est immédiate et de voir cet homme faire des choses qu'il ne veut pas faire, où d'être impuissant face à certaines situations provoque un grand malaise. Pour un premier épisode c'est une belle performance. Le reste du casting est d'une grande qualité. On retrouve Stacy Keach (Prison Break) dans le rôle du père/entraineur et la sublime Catherine McCormack (Braveheart) dans le rôle de Theresa, la femme de Patrick. Les personnages sont certes déjà vu, mais dégage également une grande sympathie et une épaisseur appréciable. Ce sont tous des archétypes, et cela pourrait être une mauvaise chose, mais le traitement est tel qu'ils apparaissent irrésistibles.

 

Lights Out - Saison 1. Série créée par Justin Zackham en 2011. Avec : Holt McCallany, Catherine McCormack, Pablo Schreiber et Stacy Keach

 

Aux vues de ses audiences assez faibles, Lights Out va devoir batailler ferme pour rester sur le ring. Car malgré sa qualité, on sait que FX ne tolère que moyennement des trop basses audiences et ce, malgré un excellent retour critique (l'exemple Terriers est édifiant). La suite de la saison s'annonce forte, et comme on sait que les séries FX montent en puissance au fil des épisodes, on ne peut qu'être intrigué...


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