Alors qu’elle enquête sur une affaire de trafic de drogues, Jane Vasko, agent sous couverture de la DEA (Kristina Loken, la « terminatrice » de
T3 : le soulèvement des machines), est repérée par un certain Andre McBride pour ses capacités à gérer dans l’urgence des situations de crise. Ce dernier dirige une cellule gouvernementale top secrète qui se consacre à arrêter et contenir une nouvelle espèce d’êtres humains : les Neuros.

Ces êtres, altérés neurologiquement, possèdent des aptitudes hors du commun dont l’étendue n’est pas encore bien définie (certains ont la capacité de projeter des illusions, d’autres de contrôler leur entourage,...). Il ne faudra pas longtemps pour que Jane soit incorporée à cette unité puis envoyée faire ses preuves sur le terrain. Cependant, alors que la mission tourne mal et qu’elle est projetée d’un immeuble à plus de 40 étages au dessus du sol, elle se découvre une habilité hors du commun : elle ne peut pas mourir. Cette faculté est-elle en relation avec l’émergence des Neuros dont l’origine reste pour le moment des plus obscure ?
Située dans un futur proche,
Painkiller Jane est la dernière série en date issue de la chaîne américaine Sci-Fi. Adaptée d’un comic book de Jimmy Palmiotti et Joe Quesada dont la chaîne avait déjà tiré un film en 2005, elle narre le combat, tant physique qu’intérieur d’un personnage qui ne peut virtuellement pas mourir, mais souffre tout de même de ses blessures. Ayant un passé hanté par la mort tragique de sa mère, Jane mène une existence instable, se noyant dans son travail et parfois dans l’alcool pour éviter de faire face aux fantômes de son passé.

Les deux épisodes déjà diffusés permettent dès à présent de se faire une petite idée sur le potentiel de la série. Suivant les modèles d’autres programmes récents tels que
Blade (diffusée l’année dernière sur Spike Tv),
The lost Room ou encore
The Dresden Files (diffusées toutes deux sur Sci-fi et sur lesquelles nous reviendrons rapidement,
Dresden venant d’ailleurs d’achever sa première saison aux USA),
Painkiller Jane pèche dans ces premiers épisodes d’une exposition expéditive et d’une réalisation qui cherche encore ses marques. Mais comme les trois séries précédemment citées, elle ne fait cependant pas manque d’indéniables qualités : une direction photo intéressante, riche en couleurs et en ambiances, un quota d’action plus qu’acceptable, quelques idées de mise en scène bien venues et surtout, un background riche en possibilités, couplé à des personnages attachants.
Comme le précise Kristina Loken : “
L’avantage de jouer dans une série télévisée, c’est que vous pouvez vraiment explorer le personnage au lieu de n’avoir qu’un bloc de deux heures ou tout doit se jouer”. Et c’est d’ailleurs sur la longueur que ces shows trouvèrent leurs marques. Il est donc fort probable que la série prenne du galon sur le long terme, ce qui est souvent le cas pour les programmes produits par la chaîne. La volonté de proposer une majorité de loners ne pourra d’ailleurs qu’être favorable à la série dans le sens ou il ne sera pas nécessaire de la suivre religieusement pour comprendre ce qui se passe, même si, à l’image de
The Dresden Files, le passé de Jane et certains éléments récurrents permettront d’établir une toile de fond évolutive.

Egalement productrice, Kristina Loken se déclare enthousiaste quant aux nombreuses scènes d’action (fusillades, combats chorégraphiés, scènes à effets spéciaux) qui ne manqueront pas de rythmer la série ainsi qu’aux promesses scénaristiques du pitch, et on ne demande qu’à être conquis, espérant qu’à l’image des quelques scènes de bravoure déjà vues, le programme nous fournira notre dose d’adrénaline hebdomadaire. En espérant une éventuelle diffusion française.