L'hologramme Al Calavicci a disparu à tout jamais à travers le temps. Amusons nous à le retrouver au gré de ses différents voyages.

Par Damien VIRGITTI - publié le 21 mars 2011 à 08h31 ,
MAJ le 21 mars 2011 à 10h11 - 0 commentaire(s)
En 1993, au terme de 5 saisons, la série Code Quantum s'achève et voit les deux voyageurs temporels Sam Beckett et Al Calavicci repartir à travers le temps pour ne plus jamais revenir. Si l'on a pu revoir Scott Bakula au détour de séries comme Star Trek: Enterprise et Chuck, Dean Stockwell , à l'image de son personnage d'hologramme, s'est fait plus discret dans ses apparitions même s'il continue bien d'enchainer les projets chaque année. Code Quantum aura sonné comme l'apogée de sa carrière qui lui permet de tourner des films plus légers tout en restant une valeur sûre.

 

Il faut dire qu'il s'était forgée une solide filmographie bien avant la série. Acteur dès l'âge de 9 ans, il avait déjà été lauréat d'un Golden Globe pour Le mur invisible d'Elia Kazan et nommé aux Oscars pour son rôle de mafieux amoureux de Michelle Pfeiffer dans Veuve mais pas trop. Dean Stockwell avait même réussi à devenir une des figures de l'univers de David Lynch avec Dune et Blue Velvet, et avait tourné avec d'autres réalisateurs prestigieux comme Francis Ford Coppola et Wim Wenders. A partir de Code Quantum, l'acteur n'a donc plus rien à prouver et va se limiter à de simples apparitions de figures paternelles et de vétérans dans les projets d'autres acteurs.

Code Quantum. Série créée par Donald P. Bellisario, avec Scott Bakula et Dean Stockwell.

Peu de temps après la fin de la série de Donald P. Bellisario, il commence à jouer les guests stars de luxe, notamment dans un épisode de Lois et Clark, les nouvelles aventures de Superman, où il interprète un magnat de la presse concurrent du Planet. Il jouera de nouveau aux côtés de John Shea dans le polar Justice In a Small Town dans le rôle du chef d'une femme flic corrompue. Un personnage de policier et de détective que le comédien incarnera à de nombreuses reprises.
Les figures de vieux sages, Dean Stockwell les connaît bien puisqu'il symbolisait déjà la conscience invisible de Sam Beckett dans la série Code Quantum et il va prolonger ce rôle le long de tute la deuxième partie de sa carrière.

 

Dans la célèbre adaptation cheap d'une des nouvelles de Stephen King, Les langoliers, il est l'un des passagers d'un avion pris dans une faille spatio-temporelle qui comprend très vite ce qui leur arrive avant de voir débarquer d'étranges machoîres volantes qui dévorent le continuum espace temps. C'est lui aussi qui vient en aide le temps d'un épisode de L'homme de nulle part à Bruce Greenwood dont l'existence à soudainement été effacée, et apparaît comme l'un des personnages les plus au courant de la vérité. Et il est l'une des rares personne à croire Eric Roberts dans Ennemis Non Identifiés quand celui-ci déclare avoir vu des extraterrestres et être poursuivi par des "Men in black" qui ne sont visiblement plus que ce qu'ils prétendent être...
Un rôle de vieux sage et d'homme de l'ombre qu'il poursuit jusque sur le grand écran. Il doit gérer sur terre en tant que Secrétaire à la Défense la prise d'otage qui a lieu en plein ciel à bord de l'Air Force One, avec Harrison Ford en Président des Etats Unis, et il joue les juges qui donne une sévère leçon de procès au jeune Matt Damon dans L'idéaliste de Coppola. Deans Stockwell reste d'ailleurs très rattaché à la famille Coppola puisqu'il effectue un court passage dans le CQ de Roman Coppola en père de Jeremy Davies qui vient encore plus participer à sa crise identitaire. Rites de passage qu'il produit et dans lequel il joue, symbolise bien cette eternelle figure paternaliste puisqu'il interprète un père qui décide de se réconcilier avec ses deux enfants, notamment Jason Behr (à l'aube de son célèbre rôle d'Alien dans Roswell) qui semble cacher un lourd secret. Un petit film où il prouve qu'il en a encore dans le ventre puisqu'il dispute un bras de fer avec James Remar (futur père de Dexter et des frêres Salvatorre dans Vampire diaries), un voyou en cavale qui vient troubler leur réunion familiale. L'acteur montre ainsi qu'il est très intéressé par les projets qui parlent de passages de flambeaux, sans doute parce que lui-même a commencé sa carrière alors qu'il n'était qu'un enfant.

Glenn Close et Dean Stockwell dans Air Force One 

L'acteur n'en arrête pas pour autant les séries, même si ce sont dans des projets qui auront du mal à s'exporter hors des Etats Unis. Il est au générique de Street gear, qui décrit le quotidien d'un afro américain vivant à Seattle, et joue un des personnages réguliers de la sitcom qui ponctue le Tony Danza Show. Des séries qui ne connaîtront qu'une seule et unique saison.

 

Etant toujours très rattaché à la science fiction depuis Code quantum, l'acteur va alors animer deux émissions qui reviennent sur des phénomènes surnaturels inexpliqués, Popular science et Phenomenon : the lost archives, un peu à la manière des frêres Bogdanov chez nous.

Battlestar Galactica, une série Syfy de Ron D Moore, avec Edward James Olmos, Katee Sackhoff, Mary McDonnell & James Callis.

Le début des années 2000 est ensuite placé sous le signe des retrouvailles pour Dean Stockwell. D'abord avec le scénariste Donald P. Bellisario, créateur de la série Code Quantum. Dans First monday, série qui se passe à la Cour Suprême, il joue le Sénateur Edward Sheffield le temps de 3 épisodes avant que la série ne soit annulée. Mais son personnage surivra et réapparaitra dans un crossover avec JAG, autre série à succès du scénariste, entre la neuvière et dernière saison.
Retrouvailles aussi avec Dennis Hopper qui nous a quittés récemment l'an dernier avec qui il avait joué dans Blue velvet, ainsi que dans un des derniers films du comédien, Chasers. Le temps d'un épisode de Crash, série dérivée du film oscarisé Collision de Paul Haggis, Dean Stockwell joue un shaman mystique chargé de guérir les alluciations de Dennis Hopper dues à une trop forte consommation de drogues.
Puis, dans un élan de nostalgie pour les fans, Dean Stockwell rejoint son collègue Scott Bakula a bord de l'Enterprise. Le temps d'un épisode, il le retient prisonnier pour tenter de démanteler un groupe terroriste extratrerestre. Un duel verbal entre les deux acteurs qui prouve qu'ils n'ont rien perdu de leur alchimie.
Un vaisseau spatial qu'il ne quittera pas de sitôt puisqu'il enchainera sur le revival de Battlestar Galactica dans la peau du Cylon John Cavil. L'un de ses derniers grands rôles après Code Quantum qui lui permet de rester dans le cœur des fans.
Même si Dean Stockwell n'a donc pas connu pas la grande carrière qu'on aurait pu lui prédire après la fin de Code Quantum, son rôle de Al lui a permis de multplier les projets et de rester une figure familière du petit et grand écran


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