
Une arène se construit... les destins se forgent.
Pallier à l'absence prolongée d'un acteur principal (Andy Whitfield étant fort malheureusement dans l'incapacité physique de reprendre son rôle) n'est forcément jamais aisé. Et, même si une saison 2 a néanmoins été officialisée par le créateur Steven S. DeKnight pour la rentrée prochaine, l'idée de cette nouvelle mini série sous forme de flashback géant s'est vite imposée comme le meilleur moyen de conserver une base solide d'aficionados autour des retrouvailles avec des personnages pour la plupart pourtant massacrés dans le sanglant final de la saison 1... La magie du maquillage aidant, non seulement Lucy Lawless et John Hannah mais aussi Manu Bennett, Peter Mensah, Antonio Te Maioha, Nick Tarabay ou encore Craig Walsh Wrightson se retrouvent donc tous rajeunis de quelques années ; au sein d'une Capua que Spartacus n'a encore jamais foulée...
"Encore plus de sang, de sable et de sexe, mais pas de Spartacus... Gods of the Arena reprend toutes les ficelles les plus trash de sa série mère, les valeurs humaines de son principal héros en moins, et réaffirme son statut de testostérones-show hyper bodybuildé"
Lorsque commence Spartacus : Gods of the Arena, le "champion" de la maison Batiatus a pour nom Gannicus... Et là où Andy Whitfield faisait vite la différence par l'intensité de son regard et son aptitude à passer de la rage la plus absolue à la sensibilité la plus sincère - et ainsi rallier peu à peu à la série même les plus réfractaires à cette débauche d'éclaboussures virtuelles -, le nouveau venu (Dustin Clare) "brille" essentiellement par une virilité sommaire ; à grand renfort de muscles, d'alcool, d'égo, et de séquences de combats toujours plus poussives. Ici, seule la Gloire rencontrée dans l'arène compte... pourtant, c'est un vulgaire combat de rues qui va finalement sceller les destins de tous.

Victoires et Humiliations
Alors que le treizième et dernier épisode de la première saison de Spartacus : Blood and Sand s'achevait sur le meilleur de ce que la série avait à offrir d'autre qu'une nouvelle succession d'entrainement-affrontement-accouplement... les premières secondes, puis minutes, de ce nouveau chapitre renouent malheureusement avec les pires fautes de goût précédemment rencontrées. Derechef, une (ridicule) tête coupée rebondit au premier plan d'une entrée en matière toujours plus proche d'un Full Contact que d'un Gladiator... et ouvre les portes d'une époque où les hommes semblaient ne pouvoir se parler que sur le "trône" et les femmes incapables d'échanger deux mots sans glisser les mains entre une cuisse ou deux.

Certes, le créateur et ses scénaristes peuvent toujours autant revendiquer le souci de réalisme envers une période historique hygiéniquement extrême... il n'empêche que cette surenchère achève vite de lasser le spectateur plus attaché aux enjeux humains qu'à un nouvel étalage de provocations trop attendues pour s'avérer réellement pertinentes. Un combat de rues les yeux bandés et un jet d'urine plus tard, les circonstances de l'arrivée de Crixus et les dynamiques inédites qui en découlent pour Oenomaus et Barca redonnent enfin un peu de saveur à Gods of the Arena qui - tout du moins à l'occasion de cette première heure - ne se concentre que sur le pire de Spartacus en oubliant l'essentiel : un simple zest de sensibilité... qui suffirait pourtant à faire toute la différence.
Retrouvez notre Quickening : Spartacus, Blood and Sand, trop de sexe, trop de sang ?

L'histoire : La vie passée de Lucretia et Batiatus.
L'histoire : Ancien soldat Thrace ayant fait l'erreur de s'allier avec les forces romaines, Spartacus est vendu par celles-ci en tant qu'esclace. Il sera alors e[…]
