Après la parenthèse qu'aura été la mini série "flashback" Gods of the Arena, Spartacus : Vengeance reprend le cours des évènements là où Blood and Sand les avait laissés et s'éloigne de l'incontournable schéma "entraînement, huilage / entrecuissage, complot et effusions de sang" - si caractéristique de la première saison -, au profit d'une intrigue aux ficelles un peu moins redondantes ; aux enjeux accrus et propices à de multiples "surprises" et autres revirements de situations... à commencer par le retour de la toujours aussi fantastique Lucy Lawless. En incarnant à présent une Lucretia blessée, meurtrie et effrayée, la comédienne se voit offrir une nouvelle opportunité de montrer toute l'étendue de son talent et s'impose, une fois encore, comme la principale valeur ajoutée de cette "tragédie guerrière" revisitée, où les romains l'emportent d'ailleurs amplement en nuances et en intérêt sur les insurgés... qui, de leur côté, continuent (Manu "Crixus" Bennett en tête) de systématiquement chuchoter de leurs voix graves comme pour mieux appuyer l'importance de chacun de leurs échanges entre deux démembrements.
Viva Bianca et Craig Parker sont eux aussi de retour dans les rôles d'Ilithyia et de Glaber et deviennent les nouveaux résidents du ludus jusqu'à ce que le désormais promu Praetor parvienne à arrêter Spartacus et ses renégats ; que ne manque pas de rejoindre - après une très efficace entrée en scène - le toujours aussi charismatique Oenomaus (Peter Mensah). De fait, quelques-unes des intrigues laissées en suspens depuis la saison 1 ne manqueront pas de revenir pimenter cette chasse à l'homme toujours aussi stylisée et dont ce premier épisode réserve déjà son lot de cadavres ; du plus au moins émouvant. S'il ne fait aucun doute que ceux qui avaient pleinement adhéré à Blood and Sand trouveront en Spartacus : Vengeance la parfaite extension à leur soif de sang, de sexe et de muscles saillants, cette nouvelle saison pourrait tout aussi bien conquérir un public (un peu) plus large, grâce à son caractère justement moins confiné et plus universel. Les responsabilités de Spartacus s'étendant bien au-delà des arènes de Capua, les séquences de combats n'en seront que plus variées et, de fait, plus spectaculaires encore pour les amateurs du genre... Malgré le caractère toujours plus extrême de la série et son - il faut bien l'avouer - évident manque de finesse, gageons que Starz, dont Spartacus est justement la première création originale à dépasser le stade d'une saison 2, ne devrait pas avoir trop de soucis à se faire quant aux réactions des fans ; le "peuple" ayant toujours été encore plus fasciné par le sang versé lors des combats de rue que par celui rougissant le sable des jeux du cirque.

L'histoire : Ancien soldat Thrace ayant fait l'erreur de s'allier avec les forces romaines, Spartacus est vendu par celles-ci en tant qu'esclace. Il sera alors e[…]
