
Un seul homme pour faire la différence
Exception faîte du récent The Phantom, les super-héros en costume n'avaient plus nécessairement la côte du côté du petit écran... Face aux "monstres" du cinéma que sont Batman, Spider-Man, Iron Man, Les quatre fantastiques ou encore les X-Men (pour n'en citer que quelques-uns), la télévision préférait - en effet - plutôt accueillir un Clark Kent sans cape et sans collants, des Heroes aux pouvoirs, certes multiples mais, à la discrétion et aux looks résolument orientés "monsieur tout le monde"... ou encore une No Ordinary Family si caricaturale qu'elle en rendrait presque douloureux le revisionnage de The Shield et des quatre premières saisons de Dexter. C'est ainsi : qu'il semble loin, désormais, le temps où Lois & Clark s'envolaient au grand jour et où The Flash exhibait ses impressionnants pectoraux rouge vif face aux criminels...
"Construction dynamique pour univers classique : The Cape renoue avec les ficelles d'un genre en perdition et s'en approprie les différents codes pour mieux les remettre au goût du jour et assurer aux jeunes spectateurs des temps modernes un divertissement trépidant des plus convaincants"
En dernier né des justiciers (presque) solitaires, David Lyons relève parfaitement le défi d'incarner un héros aussi attendrissant que déterminé ; dont la quête de vérité est sublimée par l'espoir de retrouver, un jour, cette vie de famille qui était la sienne avant de devenir The Cape. Là où Bruce Wayne ou Oliver Queen ont tout perdu (à part leurs fortunes !) et ont à jamais été marqués par la disparition de leurs proches, Vince Faraday se bat - avant tout - pour redevenir le simple flic qu'il était, tout en gardant un œil protecteur sur ceux qu'il aime. Il ne tarde d'ailleurs pas à rendre visite à son fils, le visage bien camouflé derrière sa cape (un peu) magique, afin de continuer à le pousser à croire en son innocence et en un idéal de la victoire du Bien contre le Mal.

Des cases et des bulles
Les séries américaines étant tout naturellement construites autour d'un grand nombre de coupures publicitaires, l'une des premières bonnes idées du créateur et scénariste Tom Wheeler est de gratifier chaque acte d'un seul et même épisode d'un titre tout "comicsien", du style The Cape vs Chess : round one... Ainsi, toutes les 8 à 10 minutes sont-elles construites telles des tomes de bandes dessinées à suivre, favorisant encore un peu plus de suspens et de clins d'œil au public familier à leur lecture. En revanche, il est dommage qu'un montage un peu trop appuyé vienne presque systématiquement expliciter à outrance des révélations pourtant déjà suffisamment évidentes.

Un costume empreint de "magie carnivalienne"... des acolytes originaux par nature... de l'action et des poursuites plutôt réussis... un méchant ultra charismatique (James Frain étant une fois de plus absolument parfait, après ses mémorables participations à True Blood, The Tudors ou encore Californication)... il ne manquait plus que l'entrée en scène d'une héroïne de choix en la personne de Summer Glau (Firefly, Terminator : The Sarah Connor Chronicles) au rôle et à la personnalité encore peu définis via les deux premiers épisodes diffusés cette semaine sur NBC. Mi pirate, mi journaliste révolutionnaire aux ressources et aux gadgets ultra-modernes, elle devient vite la meilleure alliée de The Cape, à peine celui-ci a-t-il terminé son (très) rapide entraînement... Mais, même si la panoplie héroïque de la série affiche complet, saura-t-elle pour autant convaincre les plus férus du genre et rallier de nouveaux adeptes, que l'on sait de moins en moins prêts à succomber aux charmes rétro de l'utopie vengeresse ? Réponse dans les semaines qui viennent car, une fois de plus par les temps qui courent : rien n'est joué d'avance.
Retrouvez nos photos de The Cape Saison 1 !

