Diana, du sang et des lézards... il n'en fallait pas moins pour assurer à V (2009) une rentrée exemplaire sur ABC !

Par Vivien LEJEUNE - publié le 06 janvier 2011 à 00h01
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A peine la diffusion de la première saison s'achève-t-elle sur TF1 que commence celle de la seconde aux USA... Près de neuf mois après qu'Anna (Morena Baccarin) ait embrasé le ciel des plus grandes capitales de notre Terre à l'aide d'une substance inconnue et que chacun des principaux protagonistes ait atteint un véritable point de non-retour, la série inspirée de l'œuvre originelle de Kenneth Johnson revient pour un second chapitre aux enjeux toujours plus intenses et à l'action sauvagement décuplée. Le temps des doutes est terminé : l'offensive réelle commence maintenant et les membres de la Cinquième Colonne ne tarderont pas à faire face à un nouvel ennemi de choix en la "personne" de Diana ; Jane Badler étant bel et bien de retour dans la "peau" de son personnage culte. Dès ses premières minutes, Red Rain redéfinit les règles et en montre bien plus que ne l'ont précédemment fait les douze premiers épisodes. A l'heure où les séries SF s'effacent malheureusement les unes après les autres, V (2009) n'hésite pas à afficher clairement et dignement son intention de durer...
 
V - Saison 2 créée par Scott Peters en 2009, avec Elizabeth Mitchell, Morris Chestnut, Joel Gretsch...
  

L'humanité a peur...

Anna ne s'est plus adressée au peuple terrien depuis sa première expérience d'une émotion toute humaine : la colère. En réaction à l'attentat contre sa progéniture, la d'ordinaire si froide leader des Visiteurs a répandu une étrange substance rouge dans l'atmosphère, provoquant de concert la panique chez les humains et le doute quant à sa capacité à diriger avec discernement chez ses sujets les plus loyaux. Ses seules armes pour apaiser aussi bien les uns que les autres : la douceur... puis la cruauté. Encore une fois, la série joue habilement sur cette notion de dualité permanente et entraîne ses personnages dans les recoins les plus sombres, tout en assurant un spectacle des plus divertissants... perpétuant ainsi le meilleur de la tradition SF visant à combiner Aventure et Intelligence.

 

"A travers une écriture et une réalisation toujours aussi soignées, la deuxième année de V (2009) continue de miser sur l'excellence de son casting pour mieux allier action et réflexion, tout en se jouant avec délectation des plus mémorables arcs narratifs de l'originale de 1983..."

  

Sur Terre, Erica (Elizabeth Mitchell) continue d'organiser discrètement la Résistance et part à la recherche d'un scientifique capable d'analyser la nature réelle de la pluie rouge s'étant abattue sur la ville. Toujours accompagnée de l'impulsif Kyle (Charles Mesure) et du (un peu trop facilement) libéré Ryan (Morris Chesnut), ils enrôlent un jeune scientifique ayant découvert des restes Aliens plusieurs années plus tôt : Sidney Miller, interprété par Bret Harrison (qu'il fait bon retrouver depuis l'arrêt de la trop brève Reaper)... Parallèlement, le journaliste Chad Decker (Scott Wolf) semble enfin avoir choisi son camp ; même si le Père Jack (Joel Gretsch) ne tarde pas à le renvoyer se jeter dans la "gueule du loup"...

 

V - Saison 2 créée par Scott Peters en 2009, avec Elizabeth Mitchell, Morris Chestnut, Joel Gretsch...

  

Maternité et paternité : les nerfs de la Guerre
Ryan impuissant devant la détermination de ses congénères de Visiteurs à vouloir percer les mystères de sa fille hybride, Erica toujours plus soucieuse de protéger son Fils Tyler (Logan Huffman) de l'emprise de Lisa (Laura Vandervoort) ; elle-même plus que jamais tiraillée entre devoir et sentiments... Anna n'hésitant pas à sacrifier ses nouveau-nés pour mieux assoir son Pouvoir et, enfin, l'arrivée à bord de sa propre mère, Diana, dont l'inévitable apparition en toute fin d'épisode suffit à provoquer le plus glacé des frissons...

 

V - Saison 2 créée par Scott Peters en 2009, avec Elizabeth Mitchell, Morris Chestnut, Joel Gretsch...

  

Les scénaristes puisent sans relâche dans l'essence même des instincts parentaux les plus primitifs et, à l'image de Stargate Universe et de Caprica, font de V (2009) une série finalement bien plus proche de nous que ne peuvent l'être bien des Drama "classiques", pourtant plus logiquement enracinés dans notre "réalité"... En espérant que ce dernier bastion de la (bonne) SF actuelle ne connaîtra pas le même sort que les deux autres séries citées ; même s'il faut bien se rendre à l'évidence que - dans le contexte actuel - rien n'est vraiment joué d'avance : qualité n'est depuis longtemps malheureusement plus synonyme de succès... alors, il ne reste plus qu'à espérer.

 

So say we all.

 

Retrouvez notre interview exclusive avec Elizabeth Mitchell !

 

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Retrouvez notre interview exclusive avec Morena Baccarin !

 

Retrouvez notre dossier V (2009) - premières impressions !

 

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