Porté par une intrigue linéaire au possible, le métrage voit simplement Jack escorter droit devant les jeunes enfants en péril vers une ambassade américaine synonyme de liberté et de sécurité en choisissant de leur sacrifier la sienne. Vous l’aurez compris, les Etats-Unis sont une nouvelle fois synonymes de grandeur et de liberté, et leur héros réfractaire sera bientôt amené à la crucifixion de rigueur avant que tout ne se déchaîne et qu’il ne s’impose comme le dernier rempart des libertés civiles du monde libre. Un exercice de style qui a déjà fait ses preuves et qui pourrait promettre une nouvelle année riche en adrénaline. Mission accomplie, donc, pour ce gros épisode d’une heure vingt-cinq qui permit à la Fox de réunir devant le post près 12 millions de téléspectateurs malgré une concurrence acharnée (du sport et des infos), même si l’on en espérait un tantinet plus niveau structure et subtilité de la mise en place. On ne sait pas à quoi on pensait,
24 Heures Chrono c’est du bon steak bien épais qui dégouline et c’est pour cela qu’on l’aime.
Signalons pour les amateurs (et ils sont nombreux) la sortie le 25 novembre aux US d’une édition DVD reprenant le téléfilm et l’accompagnant d’une tripotée de bonus. Nous aurons droit à
une dizaine de minutes de scènes coupées, un making of, une featurette sur les enfants guerriers, un commentaire audio de l’équipe, un résumé des 6 saisons précédentes et pour finir,
une présentation exclusive des premières minutes de l’attendue septième saison. A noter que le long-métrage sortira également en Angleterre le 1er Décembre prochain dans deux éditions. L’édition collector reprendra l’ensemble des suppléments disponibles sur l’édition américaine alors que l’édition simple se contentera de proposer le film dans sa version courte, le résumé des saisons précédentes et la bande annonce de la saison 7.
David Brami