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24 Heures Chrono Saison 7 : Premieres Impressions [page 1]

Par David Brami - publié le 14 janvier 2009 à 09h02 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 21h10 - 0 commentaire(s)
L’agent du contre-terrorisme préféré des Américains, et qui hante accessoirement nos petits écrans depuis aujourd’hui huit ans est enfin de retour ! Après une année de vaches maigres provoquée par la grève des scénaristes, et un téléfilm annonçant en grandes pompes l’arrivée d’une septième saison bousculant les bases instaurées durant six années de bons et loyaux services, notre Jack Bauer préféré (Kiefer Sutherland) est là et bien là. Et comme à l’accoutumée, il est revenu en grandes pompes sur la Fox : au moyen de deux soirées évènements lors desquelles les quatre premiers épisodes de cette septième saison ont été diffusés. Initiée par Robert Cochran (La femme Nikita) et Joel Surnow (L’Homme de Nulle Part) en 2001, 24 Heures Chrono a permis à beaucoup de téléspectateurs de trouver un nouvel intérêt au visionnage de séries télévisées. La tension créée par le principe de base du show (chaque épisode représente une heure d’une journée charnière de 24 heures) ainsi que l’implication d’un acteur de la classe de Kiefer Sutherland et le quota d’action proposé ont en effet provoqué une addiction peu commune qui a immédiatement accroché un public avide de sensations fortes. D’après beaucoup, le programme a depuis été à l’origine du déferlement de nombre de séries telles que Prison Break et autres Lost (même si des shows comme Les Experts ont plus de bouteille).



Le téléfilm diffusé en novembre dernier, 24 : Redemption, l’avait très clairement annoncé, et c’est sans grande surprise que la saison s’ouvre sur un Jack Bauer étant jugé pour ses actions hors la loi, exécutées dans l’exercice de ses fonctions. Après deux ans de cavale, le voici donc livré à la justice. Une justice devant laquelle il se doit désormais de répondre de nombre d’actes de barbarie (meurtres, tortures diverses) réalisés afin d’extirper de témoins belliqueux, des informations qui ont depuis permis de sauver un nombre incalculable de vies. D’emblée le show met à plat une thématique déjà maintes fois abordée : celle de la légitimité des actes de son héros. Est-il moral de voir Jack torturer de toutes les façons possibles et imaginables ses témoins, même si l’on sait pertinemment qu’ils sont coupables et détiennent en eux le moyen d’aider Jack à arrêter la folie en cours ? Là où la sixième saison le voyait avoir en horreur de telles pratiques après 20 mois passés dans des geôles chinoises, ici, il l’affirme bien haut : « Je ne regrette rien ».



Non, cette année, le sujet sera traité différemment. Embarqué en plein procès par le FBI afin d’aider au déroulement d’une enquête fédérale en cours, Jack va plutôt infecter l’agent qui l’accompagne. Rapidement, celle-ci sera poussée à utiliser les méthodes ultra-violentes du monsieur pour tirer les vers du nez des suspects, réalisant de visu leur efficacité. Une descente aux enfers qui va contraster avec l’intrigue politique introduite dès les premières minutes. Dans une tonalité plus proche de A la Maison Blanche (même si les scénaristes de Surnow sont loin de ceux de Aaron Sorkin et n’ont pas les mêmes objectifs), la présidente des États-Unis, fraîchement entrée en fonction dans le téléfilm précédent, cherche à venir en aide à un pays d’Afrique en proie à la guerre civile. Elle (Allison Taylor, incarnée par Cherry Jones) ne demande qu’une chose à es interlocuteurs : que les rebelles soient jugés de manière équitable, seul moyen selon elle que la démocratie triomphe et le peuple avec elle. Mais les manigances de terroristes vont bien évidemment empêcher une quelconque opération humanitaire de prendre place, et le dilemme entre sauver des vies américaines et africaines va bien évidemment faire rage. Alors qui a raison ? La démocratie ou l’envie irrépressible de certains d’employer des méthodes plus musclées et invariablement couronnées de succès ? La séquence voyant un haut gradé sur FBI abandonner un interrogatoire puisque « légalement », il n’y a plus rien à tirer d’un suspect est lourde de sens.


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