Ayant participé à de très nombreuses œuvres depuis ses débuts en 1986 (
La ligne Rouge,
Apparences,
Human Nature…) , l’actrice d’origine australienne Miranda Otto s’est surtout fait connaître auprès du grand public grâce au rôle d’Eowyn qu’elle tint dans la trilogie du
Seigneur des Anneaux. Mais loin de se cantonner au registre de la guerrière, fantasme de bon nombre d’amateurs d’Héroïc-Fantasy, Miranda a depuis ajouté d’autres joyaux à une carrière riche et variée en figurant tant dans
La Guerre des Mondes de Steven Spielberg que dans la mini série à succès
The Starter Wife. Apparue la rentrée dernière sur la fameuse chaîne américaine ABC, elle participa alors à
Cashmere Mafia, une variante de la série Sex and the City où elle partageait l’affiche avec Lucy Liu, Frances O’Connor et Bonnie Sommerville. Produite par Darren Star le créateur de cette dernière, et créée par Kevin Wade (
Rencontre avec Joe Black,
Junior), la série a malheureusement grandement souffert de la grève des scénaristes et a dû affronter une autre série au concept similaire (Lipstick Jungle sur NBC, jugée moins bonne et pourtant renouvelée) et a dû mettre la clé sous la porte au bout de 7 épisodes pour ne plus revenir. A l’occasion du 48ème festival de télévision de Monte Carlo, nous avions rencontré l’actrice afin de revenir sur cette délicieuse série diffusée ce mois ci sur Téva, une série qui aurait pu avoir de beaux jours si elle n’avait pas joué de malchance.
Malheureusement, Cashmere Mafia a été annulée et n’aura pas même eu droit à une saison entière. D’après vous, où est-ce que cela a mal tourné ?C’est difficile de dire pour moi que la série a mal tourné, mais je pense que l’arrivée soudaine de la grève des scénaristes ne nous a pas avantagés. Il est difficile de ne faire que 7 épisodes et je pense que nous trouvions à peine notre dynamique de groupe. C’était désolant pour nous de voir que nous ne pourrions pas continuer. Il y a beaucoup de choses en rapport avec la grève qui ont rendu la situation difficile.
Pensez-vous qu’il ne s’agit que de la grève ? Les audiences ont tout de même gravement chuté lors des premiers épisodes… Pour rentrer dans le détail, aux Etats-Unis, une nouvelle série arrive à se lancer grâce à une diffusion couplée avec une série qui marche déjà très fort. Cela vous aide vraiment à trouver votre place et à vous faire un public. Le problème, c’est que nous avons commencé notre diffusion au moment où toutes les grandes séries n’avaient déjà plus d’épisodes à proposer, à cause de la grève des scénaristes. Et donc au lieu d’être programmé après un Drama, comme nous, nous l’étions après [un reality show intitulé]
Wife Swap ou un autre programme de ce type. Et donc cela ne nous a pas beaucoup aidés. Au départ nous devions débuter en novembre, puis on nous a retiré de l’antenne à cause de la grève et nous sommes revenus en janvier, donc… Il y a beaucoup de facteurs dont nous avons souffert.
On voit souvent que le nombre de quatre personnes permet un certain équilibre dans les groupes d’amis…(
Rires) Oui, parce que s’ils sont trois, il y en a toujours deux qui se retrouvent ensemble et une troisième personne à l’écart alors qu’avec quatre, c’est plus équilibré.
Avez-vous déjà fait partie d’un groupe de quatre amis ?Je dirais que j’ai trois très proches amies, avec qui j’étais à l’école dramatique, et bien que nous vivions toutes dans des endroits différents, nous sommes encore très liées.
Et pourquoi d’après vous cette habitude d’un groupe de quatre ?Je ne sais pas. Cela permet sans doute de faire certaines permutations, de partager ses opinions différemment. On va vers une certaine personne pour ses problèmes, vers une autre pour se détendre, et les amitiés ne sont pas les même au sein du groupe.