CHUCK Saison 1Célibataire endurci à la vingtaine bien tassée, Chuck Bartowski est un ancien élève de l’université de Stanford ayant lâché le terrain fatiguant et exigeant des emplois carriéristes pour se la couler douce avec son meilleur ami Morgan Santos en tant que vendeur spécialisé en informatique dans une grande surface. Recevant le soir de son anniversaire un mail posthume de son ancien compagnon de chambrée Bryce Larkin devenu depuis agent de la CIA, celui-ci voit l’intégralité d’un serveur privé bourré de données gouvernementales top secrètes s’imprégner dans son subconscient. Et alors que chaque information parvenue lui occasionne des flashs dont il ne comprend de prime abord pas la signification, la NSA et la CIA dépêchent chacune un agent afin de récupérer les précieuses informations. Agissant l’un contre l’autre, les deux agents vont finalement réaliser qu’il sera dans leur intérêt de protéger conjointement Chuck, celui-ci agissant maintenant comme un super ordinateur intelligent capable de déjouer de nombreux complots en suspens.

Après avoir crée et scénarisé la série
Newport Beach pendant 4 saisons, il était temps pour le talentueux Josh Schwartz d’utiliser ses talents d’écriture afin de générer de nouveaux projets. Par chance, avant l’annulation de sa série phare, un ancien camarade d’université, un certain Chris Fedak, lui propose l’idée de
Chuck et lui demande s’il serait assez intéressé par le projet pour développer la chose avec lui. La réponse est rapidement positive. Accepté par la NBC et décrit par Schwartz comme un mélange entre
Alias et The Office, la série possède ainsi un ton oscillant entre la comédie franchouillarde le show d’action savamment orchestré. Un mélange que ne reniera pas McG, responsable de l’illustre série de films
Charlie’s Angels et producteur sur
Newport Beach, depuis longtemps habitué à manier les deux genres de concerts et oeuvrant comme réalisateur sur le pilote de la série avant d’en devenir producteur exécutif.
LES AVIS DES REDACTEURS :
David Brami :Soutenu par un rythme percutant (il suffit de voir la magnifique scène de course poursuite du pilote pour être conquis) et des références qui fleurent bon la geek attitude, la série est servie par un casting détonnant. Incarnant Chuck, Zachari Levi fut un des premiers acteurs confirmés pour la série aux cotés d’un Adam Baldwin (
Firefly, Day Break) dont la verve et le charme son ici intacts en agent de la NSA bourrin et sans scrupules. Le casting est complété par Joshua Gomez (
FBI : Portés disparus) dans le rôle de Morgan Santos, Sarah Lancaster (
Sauvés par le gong : la nouvelle classe, Everwood) dans le rôle de Ellie et par la débutante mais convaincante Yvonne Strzechowski en agent mystérieuse de la CIA et ancienne compagne de Bryce Larkin (Matthew Bomer,
Traveler, dans un rôle de courte durée mais d’une intensité bluffante). Offrant un spectacle complet ainsi que des scripts pas trop compliqués à l’adresse d’un public large, la série devrait faire un carton, si tant est qu’elle trouve son public rapidement.
André Côte :Cela commence en une copie de
What about Brian ? pour virer à un
Jake 2.0 des plus fun. Après
The Big Bang Theory, la mode de cette rentrée est décidément de nous montrer des geeks en action. Une catégorie du public encore sous-employée jusqu'à aujourd'hui pour ne pas dire méprisée. Ce pilote nous décrit donc un personnage avec des problèmes de sociabilité. Le prologue nous le décrit fuyant sa propre fête d'anniversaire organisée par ses proches afin qu'il rencontre du monde (en clair, pour le caser). L'opération est un semi-échec : aucun rendez-vous ne sera conclu, mais il retrouve une des filles à son travail. Jusque là, rien de bien méchant, il faudra attendre l'irruption d'une de ses vieilles connaissances dans une scène d'action bien enlevée pour que le pilote décolle vraiment. Les yeux de Chuck tombent sur des documents qu'il n'aurait pas dû voir, il devient une sorte de base de données humaines et déclenche la convoitise de tous les services secrets du pays. La confrontation d'un univers fantasmé par ces geeks (qui devient donc réel pour le personnage) et son quotidien volontairement caricatural est bien rendue. Action et humour sont parfaitement dosés même si on déplore quelques gags faciles, mais certains rebondissaments sont mémorables comme sa manière inédite de désarmorcer une bombe.