Par Joseph de Monvallier - publié le 15 janvier 2009 à 15h02 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 18h01 - 0 commentaire(s)
Avec Chapeau Melon et Bottes de Cuir, le Prisonnier représente la série culte par excellence ; les deux séries ayant été produites au même moment et partageant un bon nombre d’acteurs, de scénaristes et de réalisateurs. Elles sont pourtant diamétralement opposées l’une de l’autre. Autant la première offre un plaisir brut à son spectateur, autant Le Prisonnier est une série complexe qui s’offre moins facilement. En 17 épisodes seulement, Patrick McGoohan a construit une œuvre unique dans l’histoire du petit écran. Une œuvre fascinante qui a su dépasser son simple statut d’objet télévisuel, tant dans sa forme que sur le fond. Le Prisonnier s’apparente à une œuvre d’art qu’on ne se lasse pas de revisiter et de redécouvrir tant ses interprétations sont multiples.



Pour ceux qui voudraient prolonger le plaisir avec Le Prisonnier, je ne saurai assez vous conseiller la lecture du véritable livre de référence sur la série : Le Prisonnier, une énigme télévisuelle (éd. Yris). Un ouvrage incroyablement complet.

Résumé

Après avoir remis sa démission, un agent secret britannique est capturé, puis maintenu prisonnier au Village. Le Village est un univers clos qui fonctionne selon ses propres règles. Il s’apparente à un régime totalitaire. Notre héros, qui se nomme désormais n° 6 tente par tous les moyens de s’en échapper.

N°6

C’est le seul héros du Prisonnier. Très vigilant par rapport au Village, il va démanteler petit à petit cette organisation. Il ne va être cessé d’être harcelé pour qu’il révèle les raisons de sa démission. Par ailleurs, ses agissements dans la communauté sont très surveillés. Il se rebelle constamment face au consensus de l’absurde établi dans le Village et cherche désespérément à s’en évader.



Né le 10 mars 1928 aux Etats-Unis, Patrick McGoohan vit ensuite à Londres à partir de ses 10 ans, après un court passage en Irlande. Patrick McGoohan reçut une éducation catholique stricte et reste aujourd’hui très attaché à cette religion. Il commence sa carrière d’acteur par le théâtre participant à plus de 100 pièces entre 1947 et 1955. Il débute ensuite sur grand écran dans de nombreuses productions anglaises où il obtint des rôles de plus en plus étoffés. En 1960, on lui propose d’interpréter l’agent secret John Drake pour la série d’espionnage Destination Danger. Le succès mondial de cette série est telle que Patrick McGoohan devient subitement une des vedettes anglaises les plus en vues. Il refuse le rôle de Simon Templar dans Le saint qui échoira finalement à Roger Moore. Il refuse même un autre rôle d’agent secret pour le premier épisode d’une saga qui allait beaucoup faire parler d’elle : James Bond.

Sa cote est au plus haut auprès des producteurs qui lui laissent une maîtrise totale sur sa nouvelle série Le prisonnier. Interprète principal, mais aussi scénariste et réalisateur, Patrick McGoohan va s’investir corps et âme dans la série pendant plus d’un an. Parallèlement à son engagement dans Le Prisonnier, il tourne Zebra station polaire (1968). La conclusion qu’il a écrite à la série ne satisfait pas les spectateurs qui lui font violemment ressentir. Le harcèlement moral dont il est victime lui est insupportable et il s’exile en Suisse avec sa famille, avant de s’installer aux Etats-Unis. Depuis, l’acteur ne reviendra que très rarement sur Le Prisonnier.


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