Par - publié le 03 avril 2009 à 00h02 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 23h46 - 0 commentaire(s)
MillenniuM [1996-1999]
Rarement série aura connu un parcours aussi erratique que MillenniuM, et Chris Carter est seul responsable de cet état de fait. Après une première saison solide, et une brillante seconde saison, plus mystique, se terminant par ce qui aurait dû être le meilleur final-de-série-de-tous-les-temps, voilà que le programme est renouvelé in extremis. Carter mandate et supervise alors Chip Johannessen pour sauver les meubles, et continuer l'aventure malgré une fin de saison 2 assez "définitive". Et parce que la conclusion de la saison 3 (Frank Black et sa fille en fuite pour échapper au groupe MillenniuM) ne les satisfait toujours pas, ils profitent d'un épisode de X-Files pour offrir la paix au personnage de Frank, en lui montrant que le changement de millénaire n'est pas nécessairement synonyme de fin du monde.



Geoffrey Plankeele
Une fin de série ? Quelle fin de série ? Non, non, je vous assure, le crossover honteux avec X-Files n'est qu'une illusion, et la saison 3 un rêve hallucinatoire de Frank lors de sa nuit dans la cabane, dans le final de saison 2... et ne me parlez pas d'un projet de film MillenniuM : sans Glen Morgan ou James Wong, aucun intérêt.

David Brami
Alors que l’on passe son temps à pleurer sur les annulations de séries en masse que nous subissons chaque année, qui aurait cru que l’on pleurerait sur le renouvellement de l’une d’entre elles ? Et pourtant. La seconde saison de la série annonçait une apocalypse, la préparait et la mettait en scène de manière troublante, déchirante et désespérée. Un final parfait, torpillé par l’appât du gain. Mais qu’y avait-il vraiment à gagner à déflorer une pareille merveille narrative ? On se le demande, vu que la saison suivante sera accablée par des scripts d’une banalité peu engageante, et marquera la fin de la série. Un beau gâchis !

Dead Like Me [2003-2004]
Première création de Bryan Fuller (qui se verra éjecté de la série dès la première poignée d'épisodes pour avoir eu des rapports conflictuels avec les exécutifs de Showtime), Dead Like Me nous narre les aventures de Georgia Lass, fraîchement morte, et nouvelle recrue dans les rangs des Faucheurs, ces êtres chargés de prendre les âmes des humains au moment de leur décès. Pendant deux saisons, Georgia tente ainsi de concilier son nouvel état (et ses nouveaux collègues et amis, tous plus excentriques les uns que les autres) avec sa vie passée, tandis que, de son côté, sa famille tente de faire le deuil de leur fille. Une série douce-amère, qui a récemment connu un téléfilm de conclusion, sorti directement en DVD, dans lequel Georgia trouve enfin sa place dans le monde, et prend la succession de son ancien supérieur, Rube, à la tête de l'équipe de Faucheurs.



Geoffrey Plankeele
Dead Like Me, ou comment planter en beauté une série qui pourtant avait déjà un semblant de conclusion cohérente et satisfaisante (Georgia avait presque fait la paix avec elle-même dans le très bon épisode d'Halloween concluant la saison 2), sous prétexte de donner aux fans ce qu'ils demandent. Life After Death est mal recasté, mal écrit, mal rythmé, bref, hormis quelques échanges entre Georgia et sa soeur, c'est une véritable plaie pour qui aime l'univers de DLM, et demeure un tant soit peu attaché à ses personnages et ses règles. Ce n'est pas avec ça qu'ils vont réussir à relancer la série, comme ils l'espéraient. Ceci dit, ce n'est peut-être pas un mal...

David Brami
Comme mon collègue Jeff, j’étais assez satisfait de la tournure des évènements à l’issue de la seconde saison de la série, s’achevant en point d’orgue avec tout ce qu’il faut de bons mots et de catharsis. C’est donc avec un mélange d’appréhension et de curiosité que je jetais les yeux sur ce Life After Death, espérant une conclusion Dantesque et des révélations en pagaille sur le monde des morts, la vie après la vie, l’au-delà et tout ce folklore passé sous silence dans le show. Bien mal m’en a pris : ce direct-to-vidéo s’inspire bien plus de l’envie de relancer la licence (comme le fit avec succès Stargate) que de nous fournir une véritable conclusion (à la Farscape). On découvre un nouveau boss, d’ailleurs finalement évacué, un train-train quotidien contrarié ce qu’il faut pour une heure avant de revenir à la normale, et autant de surprises qu’un loner lambda dispensable. Pour le coup, déséquilibré et mal fichu, il était donc bien inutile.


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