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Eli Stone - Bilan Saison 1 [page 1]

Par Geoffrey Plankeele - publié le 26 mai 2008 à 00h00 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 15h07 - 0 commentaire(s)
Avocat trentenaire ambitieux et individualiste, Eli Stone (Jonny Lee Miller) vit à San Francisco, où il mène de front une carrière brillante et une vie de couple heureuse avec la fille de son patron. Un jour, son quotidien est bouleversé par une apparition déroutante : George Michael chante dans son salon, et lui seul semble s’en apercevoir. Il prend alors conscience que ces visions ont un sens, et qu’une puissance supérieure se sert de lui pour faire le bien, en le forçant à réveiller le côté altruiste de son cabinet juridique. Partagé entre cette apparente destinée de prophète en devenir, et un entourage persuadé que l’anévrisme au cerveau qu’on lui découvre est responsable de ses hallucinations, Eli remet alors sa carrière et sa situation en jeu pour trouver un sens à sa vie…



Au premier abord, le contenu des épisodes d’Eli Stone a de quoi laisser le téléspectateur exigeant sur sa faim. Rien ne semble en effet bien original dans la dernière création de Greg Berlanti (Dawson, Everwood, Dirty Sexy Money, Brothers & Sisters), tant on peut trouver de points communs avec l’œuvre de David Kelley (le spécialiste incontesté des séries juridiques déjantées, telles Ally McBeal, The Practice, ou Boston Legal).

Un personnage principal attachant, aux visions farfelues et souvent musicales, mettant en scène une guest-star prestigieuse ? Ally McBeal vient aussitôt à l’esprit. Un avocat qui se découvre une tumeur potentiellement fatale pouvant être à l’origine de ses hallucinations ? À nouveau, on pense à Ally McBeal, avec Billy Thomas, le grand amour tragique d’Ally. Un héros aux plaidoiries enflammées, défenseur de la vérité, de la justice, et des causes perdues ? Un collègue goujat et obsédé ? Une secrétaire irrévérencieuse et fouineuse ? Un patron d’apparence intransigeante ? Une jeune et jolie avocate débutante, proche du héros ? Des procès totalement improbables ? Des guest-stars aux visages connus, transfuges de nombreuses séries populaires ? Idem ! Des clichés à la pelle, donc, vu et revus dans les shows de Kelley, et qui valurent à la série le surnom moyennement flatteur d’ « Eli McBeal ».



Ainsi la première partie des 13 épisodes de cette saison s’avère assez fastidieuse pour les amateurs du genre, tant on y reconnaît vraiment toutes les grosses ficelles habituellement employées par Kelley, ici beaucoup moins maîtrisées. Autre défaut, les personnages secondaires apparaissent, dans un premier temps, majoritairement antipathiques, résultat d’un choix d’acteurs parfois transparents et d’une écriture assez banale. Que ce soit Taylor, l’ex-fiancée d’Eli (Natasha Henstridge), sa secrétaire Patti (Loretta Devine), la débutante Maggie (Julie Gonzalo, la Parker de Veronica Mars), ou les personnages masculins (Sam Jeager – Matt, le nouveau prétendant de Taylor, clone du Fish d’Ally McBeal, et Jason Winston George - Keith, le jeune noir ambitieux et manipulateur), tous provoquent l’agacement chez le téléspectateur, tant ils sont prévisibles et stéréotypés.


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