De surcroît, le ton de la série est résolument plus dramatique et c'est toute la licence qui change de cap...
DN : Oui, l'humour me manque.
DH : J'aimerais bien me joindre à votre discussion mais je n'ai vraiment pas regardé, alors (rires)... Leur approche est différente. En toute logique, j'aimais la nôtre puisque j'y étais impliqué. J'ai travaillé pour SG-1 puis pour Atlantis : c'est le Stargate que j'ai connu et que je garde en moi. Mais leur choix est intelligent. Tout doit évoluer et le marché est très différent de ce qu'il était lorsque notre série a été lancée. Stargate SG-1 a commencé il y 13 ans !... Un tel changement est donc logique.
DN : A présent, les avis divergent entre "notre type de Stargate" en comparaison de ce que la licence est devenue aujourd'hui. Certaines personnes sont ravies de cette évolution et d'autres moins.
DH : Absolument. Et la saga a définitivement de nouveaux fans. Mais, de manière générale, je ne regarde les séries que si je suis dedans (rires). Après tout, si je ne suis pas dans un film, je ne vois pas très bien l'intérêt pour les gens de le regarder (sourire).
Pour en revenir au Docteur McKay, justement : où avez-vous appris à parler si vite ?
DN : Tiens, c'est vrai ça... Où as-tu appris à parler aussi vite ?
DH : C'est naturel chez moi. Je parle toujours très, très vite. Je pense que si vous dites le plus de mots possibles en très peu de temps, il y aura bien quelque chose d'intelligent qui sortira du lot.
DN : En fait, tu nous donnes juste l'illusion de savoir de quoi du parles...
DH : C'est une approche qui a fait ses preuves (rires) !
Que pensez-vous de l'évolution de vos personnages au fil des années ?
DH : Je suppose que vous voulez parler du fait que McKay devient de plus en plus sexy à chaque saison ?
Le fait est que c'est vous qui emballez la fille à la fin !
DH : C'est vrai ! Jewel Staite...On peut difficilement faire mieux.
DN : Une sacrée fille à emballer ! Moi, j'ai eu un ordinateur portable...
DH : (Rires). C'est du genre : je lui ai donné mon cœur et elle m'a donné un stylo ?...
DN : Exactement.
DH : Plus sérieusement, j'étais étonné. Je pensais tout naturellement qu'elle partirait avec Ronon (Jason Momoa). J'ai vraiment apprécié tout ce petit jeu de triangle amoureux mais j'étais certain que c'est lui qui l'aurait à la fin. Enfin, je veux dire, qu'elle le choisirait, bien sûr... Il ne s'agit pas d'avoir qui que ce soit (rires). Pour en revenir à votre question, c'est vrai qu'il est assez bizarre d'avoir à jouer toujours le même personnage de la même façon tout en cherchant à être un peu différent à chaque nouvel épisode. Nous marchons sur un fil vraiment très fin.
DN : Il y a toujours une balance entre ce que les scénaristes écrivent et ce que nous pouvons proposer en tant qu'acteurs. Un peu comme une partie de tennis, en fait. Les scénaristes servent en premier, puis vient notre tour. Pour ma part, je n'ai eu que très peu de communication avec les producteurs et les scénaristes. Je recevais le script et je m'en accommodais...
DH : Il y avait là une grande liberté. Je veux dire par là,qu'en réalité, nous avions à "faire notre truc". Ce qui ne correspond pas vraiment à la norme, n'est-ce pas ? Il me semble que sur les autres séries, il y a toujours un équilibre à trouver avec les producteurs, ou quelqu'un sur place pour vous dire comment jouer telle ou telle réplique.
DN : Pour ce qui est de Zelenka, je dirais que les scénaristes lui ont donné un peu plus de respect en approchant de la fin.
DH : Je n'ai rien vu de tel. Ou personne ne m'a adressé ce mémo.
DN : (Rires). Et puis après tout, moi aussi, on m'a rendu de plus en plus sexy...
DH : Hum... J'ai une soudaine envie de vomir, mais je ne voudrais pas abîmer votre micro.

