Partie 1 : version originale
Apparu pour la première fois dans les épisodes Summit et Last Stand de la saison 5 de Stargate SG-1, le personnage de Ba'al aura attendu jusqu'à la saison 8 et la fin du règne suprême d'Anubis pour réellement tirer son épingle du jeu et devenir l'un des meilleurs méchants qu'ait connu la série en ses dix années d'existence. A l'occasion de la Sci-fi Convention signée Arcadia Events les 20 et 21 février 2010 à Paris, nous avons eu l'occasion de rencontrer son interprète, dont le large sourire et la sympathie naturelle font très vite oublier l'implacabilité de son homologue fictif... Tour à tour militaire, sportif de haut niveau et danseur, Cliff Simon a su apporter autant de sens de l'humour que de démesure à ce personnage à mi chemin entre le tyran et le chanteur de rock, et dont l'existence de nombreux clones a pu lui fournir à la fois challenge et créativité au sein d'une série au succès décidément à part.
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Avant de commencer, comment puis-je être certain que c'est bien vous qui êtes en face de moi et non l'un de vos nombreux clones ?
Vous ne pouvez pas (rires)... Moi-même, je n'en suis pas sûr à 100 % !
Vous connaissez bien Paris. Quel effet cela vous fait-il de revenir dans notre ville ?
J'adore venir à Paris. J'aime beaucoup cette ville. J'ai travaillé quelques temps au Moulin Rouge et même si je n'ai vécu ici qu'un an et demi, j'éprouve tout de même ce sentiment de rentrer à la maison. Il n'y a que le froid que je n'apprécie pas trop (rires)... De plus, c'est la première fois que je participe à une convention SF à Paris.
Il faut dire que ce type d'évènement est très rare en France...
Ma dernière convention française était sur l'île de la Réunion. C'était il y a deux ans et j'y suis allé avec Christopher Judge. Ca ressemblait à des supers vacances à la plage ! C'était magnifique. Et puis, c'est toujours agréable de rencontrer les fans. On se déplace dans le Monde entier pour aller à leur rencontre mais, ici, c'est la première fois que je peux vraiment être en contact avec le public français.
Personnellement, je vois votre personnage un peu comme la rock star des Goa'ulds.
C'est vrai qu'il est cool (rires) ! Je ne peux qu'être d'accord avec vous. Je l'aime beaucoup et les scénaristes ont su le faire évoluer de façon à ce que les fans l'apprécient et continuent de vouloir le voir. Sans quoi, Ba'al aurait très vite pu disparaître de la série... J'aime l'incarner car c'est quelqu'un de vraiment très charismatique, et à qui j'ai souhaité conférer un certain sens de l'humour dans le but de le rendre un peu plus réel. Je voulais lui apporter plusieurs dimensions car si vous jouez les méchants non stop, vous devenez très vite aussi ennuyé qu'ennuyeux... Et grâce à mes échanges avec Richard Dean Anderson, nous avons pu travailler dans ce sens. Que voulez-vous ?... A chaque fois que j'allais sur le plateau, c'était toujours dans les plus beaux costumes. Ba'al est toujours au top. J'étais systématiquement très excité à l'idée de commencer un nouvel épisode rien que par le fait de savoir que j'allais une nouvelle fois avoir de magnifiques costumes à porter. Et puis, j'aime jouer les méchants. Cela vous donne énormément de liberté. Le réalisateur ne vous dit pas quoi faire, vous êtes seul responsable et vous pouvez créer tout ce que vous voulez. De leurs côtés, les héros ne peuvent pas se permettre de trop déroger à la règle... Ils doivent rester bons en toutes circonstances. Alors que faire le Mal... c'est plus fun (rires) !
Et cela vient peut-être aussi du fait que vous n'êtes pas dans l'intégralité des épisodes. Du coup, chacune de vos apparitions devient un évènement. Comme, par exemple, dans le téléfilm Continuum...
C'est vrai. D'ailleurs, quand le téléfilm a été annoncé, je n'avais aucune idée du fait que le scénario allait se focaliser sur Ba'al. C'est Dan Shea, un de nos responsables cascadeurs, qui m'a demandé le premier si j'avais eu l'occasion de lire le script. Mais le fait est que je ne l'avais même pas encore aperçu ! J'avais juste eu vent de rumeurs disant que j'allais peut-être être dans ce film. Du coup, lorsque je l'ai découvert, j'étais vraiment excité puisque Ba'al se révèle être au cœur de cette histoire. C'était à la fois fantastique et une grande surprise pour moi. J'adore ce film.
Etes-vous amateur de science-fiction en général ?
Pas spécialement, non. D'ailleurs, avant de commencer à travailler sur Stargate, je n'en regardais pas du tout. Je n'avais aucune idée qu'il existait de telles conventions ou tout autre évènement du genre. Du coup, tout n'en a été qu'une plus grande surprise pour moi.
Comment avez-vous commencé à travailler sur la série ?
J'ai eu l'occasion de rencontrer Michael Greenburg, qui était producteur exécutif de la série. J'en avais entendu parler mais je ne l'avais jamais regardée... Lorsqu'il m'a demandé si j'étais intéressé je n'ai pas eu à réfléchir trop longtemps ! Je savais que Richard Dean Anderson jouait le rôle principal et j'étais un de ses fans depuis MacGyver... D'ailleurs, qui ne l'a pas été ?! Ensuite, le personnage de Ba'al a été créé et j'ai auditionné pour le rôle. J'ai essayé d'en faire un bon personnage et, par chance, ça a fonctionné.

