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Festivus : Un moyen d'échapper aux contraintes traditionnelles

A trop vouloir se montrer réceptif aux fêtes de Noël, et à ces fêtes de fin d'année programmées, la solution alternative est souvent le boycott.

Par Laurène GUILLAUME - publié le 25 décembre 2010 à 00h00
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Si Noël suscite un engouement pour les uns, pour d'autres c'est tout le contraire. Gouffre financier, des cadeaux à foisons,...il y a même une certaine tendance à s'obliger d'être heureux. A trop vouloir se montrer réceptif à ces fêtes de fin d'année programmées, la solution alternative est souvent le boycott.

 

Festivus : outre-Atlantique, cette anti-fête s'est très vite popularisée grâce à la série Seinfeld. Ses caractéristiques sont loin du sapin et autres décorations en tout genre, une perche en aluminium remplace l'éternel arbre de Noël. Ce rituel séduit le plus souvent les déçus des fêtes religieuses qui trouveront en cette fête le moyen de passer une bonne soirée, sans le côté traditionnel et sans dépenser des monts et merveilles. Si le principe s'est très vite développé chez les Américains, il est très peu suivi dans l'Hexagone, mais, par temps de crise, il pourrait rapidement trouver sa place.

 

 

Un moyen d'échapper aux contraintes traditionnelles

Chaque année c'est la même rengaine : il faut prévoir un budget pour Noël. Mais, et si ce budget tant convoité, vous le dépensiez pour vous faire plaisir ? Irréalisable ? Pas tant que ça. Chez nos amis américains, les périodes de Noël sont, pour certains, synonymes de ‘anti-fête'. Un seul nom pour ça : Festivus qui est en train de s'installer dans les consciences collectives ainsi que dans le calendrier aux côtés des fêtes religieuses traditionnelles.
 
Seinfeld - The Strike
 

Si le 25 décembre est attribué à Noël, on ne trouve pas cependant de date fixe pour le Festivus. Néanmoins, il est célébré autour du 23 du même mois, en famille ou entre amis. Le lieu est définit à l'improviste : appartement, maisons, bars, salles de concerts,...peu importe, l'important est d'être accompagné afin de partager ce moment. D'autres fêtes alternatives se sont joints à cette tendance de rejeter les fêtes traditionnelles religieuses. Si le Festivus est devenu célèbre de part la série Seinfeld, d'autres shows ont montré un intérêt particulier à ces ‘anti-fêtes' : à l'image de Newport Beach qui a instauré Chrismukkah (un condensé entre Christmas et Hanukkah).

Déjà célébré dans la Rome antique sous une forme différente, le Festivus s'est très vite développé grâce à la télévision, notamment avec l'épisode (devenu culte) de Seinfeld (9x10 The Strike). Un épisode avec Franck Costanzan qui fera éclater ce mouvement au grand public. Après sa diffusion, les perches en aluminium sont très vite devenues le symbole de cette période de ‘rébellion'. Le Festivus représente donc une alternative à ces fêtes devenues trop commerciales et consuméristes mais, de part son engouement, elle va probablement se retrouver coincer dans les méandres de ce qu'elle redoutait jusqu'alors.

Si cette tradition prend de l'ampleur, certains journalistes se sont intéressés à ce sujet. Plusieurs sites web sont apparus. Le plus connu est sûrement : http://festivusbook.com/. Un site où, tout ce qu'il faut savoir sur le Festivus est développé en long, en large et en travers. Des explications en tout genre sont évoquées afin de comprendre la mouvance de cette tradition. La plus réaliste est sans doute parce que, dorénavant, de plus en plus de personnes se retrouvent loin de chez eux, et le besoin de se retrouver est bel et bien présent.

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