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Focus Serie : Generation Kill [page 1]

Par David Brami - publié le 18 août 2008 à 07h01 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 17h25 - 0 commentaire(s)
N’ayant rien scénarisé ou produit d’autre que leur série Sur Ecoute, achevée cette année après 5 fantastiques saisons justes et étouffantes, on imaginait devoir attendre un bon moment avant que David Simon et Ed Burns ne donnent naissance à une nouvelle perle télévisuelle. Mais c’était sans compter sur l’envie des deux hommes de toucher rapidement de nouveaux terrains. Ainsi, avant que David Simon ne s’envole à Treme, la banlieue de la Nouvelle Orléans en Louisiane qui donnera son nom à sa prochaine série, les compères nous invitent à revenir sur les débuts de la guerre du golfe via leur toute nouvelle mini série, Generation Kill. Produite et diffusée sur la célèbre chaîne câblée HBO (qui avait déjà servi de foyer à Sur Ecoute, et fera de même pour Treme), la série est l’adaptation d’un ensemble de récits publiés par Evan Wright, journaliste au magazine Rolling Stone ayant réussi à être affecté à un bataillon de reconnaissance afin de suivre la récente invasion de l’Irak par les Etats-Unis. Après Frères d’Armes et avant l’attendue The Pacific, la chaîne nous propose donc une nouvelle épopée guerrière, plus actuelle celle-ci, et surtout au vu de ses auteurs, désireuse d’introduire un état des lieux de l’Amérique d’aujourd’hui particulièrement saisissant.





Débutant sur une séance d’entraînement prenant place au Koweït, Generation Kill introduit d’emblée ses jeunes soldats. Des hommes contents de servir leur pays, formés, poussés et promis à tuer un ennemi qui menace leur grande Amérique chérie. Forts en gueule, désireux de s’imposer les uns aux autres tout en maintenant une cohésion de groupe nécessaire face à l’ennemi, ces soldats sont pourtant bien loin de leurs aînés. Elevés aux jeux vidéos, à Avril Lavigne et au MacDo, ils semblent vouloir prendre part au combat comme si, invulnérables, ils ne pouvaient en sortir que vainqueurs. Un état d’esprit généralement salvateur quand il s’accompagne d’une prise de conscience et se veut motivé par une envie de ne pas y rester. Mais ces jeunes adultes sont en majorité de vieux ados qui trouvent « extrême » de faire sauter des immeubles, ou amusant de tirer sur des chameaux ennemis parce que la gâchette les démange. Frustrés par la famine d’action imposée dès l’entrée en Irak (alors que le commandant leur faisait crier « Tuer » en cœur quelques heures plutôt), ils sont disciplinés mais contents de vivre leur propre Vietnam et traversent leurs premiers villages en faisant coucou aux populations locales. « Merci et votez Républicain !».






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