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Focus Serie : Les Tudors [page 2]

Par Geoffrey Plankeele - publié le 27 mai 2008 à 11h02 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 14h50 - 0 commentaire(s)
En une saison et demi (la seconde saison est actuellement en cours de diffusion), la série s’efforce ainsi de couvrir l’inéluctable succession des événements marquants du règne du souverain, provoqués par sa rencontre avec une femme : Anne Boleyn.


De là est tirée toute la substance de la série, principalement centrée sur le jeu de séduction entre le Roi et Anne, passion qui mène, en début de seconde saison, à leur mariage et à la naissance d’Elizabeth. Autour de cet axe principal, on retrouve pèle mêle de nombreuses intrigues secondaires, plus ou moins liées : le divorce du Roi et de sa femme, Catherine d’Aragon ; les jeux de pouvoirs et de politique entre l’Angleterre et Rome, opposée au divorce, culminant en début de saison 2 par le schisme anglican ; le début de la Réforme protestante en Angleterre, sous l’impulsion de Thomas Cromwell ; le mariage arrangé de la Princesse Margaret, sœur d’Henry, avec le Roi du Portugal ; l’épidémie de suette qui frappe le royaume ; sans oublier les nombreuses manigances de cour, complots, romances, et trahisons de mise dans toute bonne fiction de ce genre.

Bon nombre de trames narratives denses et complexes, donc, servies par une écriture très solide (bien que parfois un peu trop littéraire), et par des acteurs plutôt convaincants. Outre Jonathan Rhys Meyers (Velvet Goldmine, Match Point) dans le rôle d’un Henry intense au regard magnétique, on y retrouve ainsi quelques têtes connues des cinéphiles, et autres amateurs de séries TV : Jeremy Northam (Cypher, Amistad, Gosford Park), Callum Blue (Mason dans Dead Like Me), Gabrielle Anwar (Burn Notice), et bien entendu les deux guests de poids, qui font presque à eux seuls l’intérêt de la série : Sam Neill, formidable en Cardinal Wosley durant la première saison, et Peter O’Toole dans le rôle du Pape Paul III, en saison 2. Une mention toute spéciale ira à Maria Doyle Kennedy, exceptionnelle Catherine D’Aragon tourmentée et rejetée par son mari, à la fois touchante et déterminée.


Comme toujours à la télévision anglaise, ce casting de choix est aidé par une production luxueuse et léchée : les costumes sont somptueux et hollywoodiens, la reconstitution historique est parfaitement crédible, et la réalisation est efficacement soulignée par une sympathique bande originale de Trevor Morris, compositeur anglais issu de l’écurie Zimmer.


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