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Focus série : Lie To Me [page 1]

Par DB - publié le 02 février 2009 à 13h04 ,
MAJ le 26 avril 2010 à 17h47 - 0 commentaire(s)
"Tout le monde ment" ne cessait de nous rabâcher le docteur Gregory House lors des premières saisons de sa série. Un motto qui semble tellement plaire aux pontes de la Fox que quatre ans plus tard, la nouvelle série destinée à servir de futur compagnon de route à ce dernier en tire carrément son pitch. On ne va pourtant pas renier les faits : statistiquement tout le monde ment en moyenne trois fois par minute. Quoique, comment se fier à ce chiffre alors que les statistiques ont également pris l’habitude de mentir ? Avec un personnage principal grandement inspiré du bien réel docteur Paul Ekman (psychologue spécialisé dans l’étude comportementale), Lie to Me (littéralement, "mens-moi") va donc se concentrer sur la science du mensonge et adopter pour se faire la structure des formula shows. Pour ne rien gâcher, et dans la grande mode des acteurs de cinéma se voyant octroyer le premier rôle d’une série télévisée (comme ce fut déjà le cas pour Glenn Close, Toni Colette, Patrick Swayze ou Christian Slater), c’est cette fois l’excellent Tim Roth (Reservoir Dogs, L’incroyable Hulk) qui porte ici sur ses épaules tous les espoirs de la Fox et du producteur, scénariste et créateur Samuel Baum (The Evidence : Les Preuves du Crime).

Cal Lightman (Tim Roth) est un détecteur de mensonge humain. Imbu de lui-même et porté par une grande confiance (justifiée) en ses facultés d’analyse, le monsieur est capable de déceler la moindre micro réaction chez ses interlocuteurs. Un regard, un mouvement de lèvres, un réflexe musculaire incontrôlé, rien ne lui échappe. Ce don savamment travaillé deux décennies durant lui permet de deviner immédiatement si la personne qui se trouve en face de lui dit la vérité ou non. Réputé dans son domaine, Cal l’est tellement que les séminaires qu’il organise, dans lesquelles il expose ses théories à grands renforts de démonstrations chocs et d’exemples populaires parlants (Clinton et sa Lewinsky, Nixon, OJ Simpson, Bush, certains tueurs célèbres…), sont rémunérés à prix d’or. Mais comme tout grand génie trop plongé dans son étude, Lightman a malheureusement succombé aux à côtés de son art. Ayant exploré trop à loisir les méandres du comportement humain, impossible pour lui de voir autre chose dans chaque quidam qu’un menteur en puissance. Et son quotidien lui offre toutes les occasions possibles de confronter l’humanité à ses propres travers : Qu’il s’agisse d’un chauffard lui prenant sa vergogne sa place de parking, d’un agent du FBI qui le traite de fumiste ou d’un vendeur de fast-food à l’hygiène peu scrupuleuse, Cal prend un malin plaisir à démontrer ses capacités pour remettre ces messieurs à leur place ou souligner leur incorrection élémentaire.

Maître de son art, Lightman a fait de sa faculté un métier, et oeuvre aujourd’hui à la tête du Lightman Group, une société de conseil qui aide en cas de besoin tout client qui fera appel à ses services. Besoin de faire la lumière sur les dires d’un client ? D’un supposé assassin ? D’un politicien soucieux de changer son image ? Le Lightman Group est là. Dans sa tâche, Cal est entouré d’une équipe de choc, qui supporte ses extravagances et opère les basses besognes. Gillian Foster (Kelli Williams, Men in Trees, The Practice) est son assistante la plus proche et lui sert à l’occasion de confidente. Elle est mariée, possède comme particularité de s'adonner aux joies du confort food (chocolat, pudding, gâteaux de toutes sortes) à n’importe qu’elle heure de la journée, et s’occupe des relations publiques. Pour sa part, Tyler Ford (Brendan Hines, The Middleman, Terminator : The Sarah Connor Chronicles) gère l’aspect technique de l’entreprise. Il est franc, direct, et évite ainsi de souffrir des tics de son boss, amusants pour lui mais irritants pour le commun des mortels. A ce trio, viendra finalement s’ajouter la nouvelle recrue Ria Torres (Monica Raymond, New York Unité Spéciale), possédant naturellement le don que Cal a mis des années à développer et étudier, et servira pour le spectateur de porte d’entrée dans ce petit monde codifié.
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