Et même si c’est sur un mode léger –mais pas superficiel-, c’est dans cette ligne que s’inscrit
Grey’s Anatomy. Alors devant l’ampleur d’un tel succès, on a entendu quelques réserves. Notamment qu’il s’agissait d’une série pour nanas, plus sentimentale et axée sur les relations entre les personnages, traitées sur un mode « mignon » (ce qui est vrai, mais qui n’est pas une tare). Un peu dans la vogue de la « chick litt », les romans calibrés exclusivement pour la gente féminine. Quand bien même… L’auteur de ces lignes est plutôt masculin et sait simplement (comme beaucoup) reconnaître et apprécier la qualité, voilà tout. Et quand une série, un film, un livre, est capable de vous accrocher à ses personnages et à son univers, quand elle rencontre pareil succès, on finit par se dire quand David devient victorieux de Goliath, il faut lui reconnaître au moins de l’intelligence et lui accorder tout le crédit qu’il mérite.

, l’air de rien, était une bombe. Quelque chose qui s’inscrivait parfaitement dans la continuité des séries de grande qualité de plus en plus nombreuses outre atlantique, mais avec cette petite chose en plus, cette tendresse et cette humanité qui a simplement conquis un large public, assez surpris pour une fois d’être devant quelque chose qui se tient, qui émeut, qui attendrit, qui n’abaisse point.