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Heroes : Interview Adrian Pasdar [page 4]

Par David Brami - publié le 01 octobre 2007 à 00h00 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 10h36 - 0 commentaire(s)
Vous avez défini Nathan comme un personnage shakespearien. Dans quel sens ?
Et bien, il ressemble un peu à Richard III. S’il avait une difformité physique, cela emballerait le tout. Nathan possède une certaine diction un certain rythme d’élocution que l’on retrouve chez certains mythes shakespeariens. Dans un sens le texte peut être libérateur. Quand on a confiance en ce que les scénaristes écrivent, cela peut vous libérer d’une manière si extraordinaire. Souvent on voit des acteurs, et je peux vous le dire car cela m’arrive tous les jours… il n’y a rien de plus réjouissant que de voir certains jeunes acteurs arriver sur le plateau et essayer de se souvenir de leur texte, de ce qui se passe par la suite. Mais quand vous en prenez possession, et que le texte est vraiment bon, comme pour Shakespeare… Evidemment, je ne veux pas comparer le show à du Shakespeare mais nous avons un matériel aussi bon qu’il est possible d’en avoir de nos jours en télévision… et quand vous faites confiance à ces textes et que vous trouvez vos marques et votre rythme, je deviens technique mais il y a un réel processus à accomplir. Et ce que Shakespeare a mis en avant ainsi que ce qui est demandé aux acteurs qui se sont abandonnés dans son travail, n’est pas si lointain de ce que j’essaye de faire avec Heroes. C’est grandiloquent mais il faut viser les étoiles, atteindre les plus hautes cimes possibles.


Vous êtes en train de mettre en place une pièce de théâtre ?
Oui, ce sera joué au Geffen playhouse à Los Angeles. La pièce, que j’ai écrite, a pour nom Atlanta et c’est une pièce musicale qui traite de romance et de racisme, des méandres de la guerre civile. C’est une histoire d’amour plongée dans la lutte entre blancs et noirs en 1863 aux Etats-unis. Si cela marche, on espère être à Broadway dans quelques années, j’adorerais cela. Qui aurait pensé venir me voir pour diriger une pièce musicale ? Personne. Je me devais de l’écrire moi-même. Donc je l’ai écrite avec un ami (le compositeur Marcus Hummon) et nous espérons avoir du succès. Je ne vise pas un succès pécuniaire, c’est le genre de pièce où on peut emmener des enfants et nous pourrons en amener par cars des quatre coins de Los Angeles afin de leur montrer la pièce, et c’est un matériel qui lance vraiment le débat entre les écoliers et le différentes communautés. Cela parle de préjugés, particulièrement concernant la couleur de peau des protagonistes. Mais que cela soit à propos d’orientations sexuelles, préjugés culturels ou différences entre les ethnies, il y a beaucoup de travail à faire, spécialement aux Etats-Unis. Je pense qu’on peut améliorer les choses chaque jour et c’est un essai dans ce sens et d’inclure les enfants à cet effort. On les fait participer et interagir avec les acteurs.


Vous organisez un questions/réponses avec le public ?
Pas avec toutes, mais avec les enfants, nous allons mettre en place une série de 4 dimanches consécutifs où nous ferons venir les enfants de l’Est de Los Angeles, et ils auront la possibilité de voir la pièce et de discuter avec les acteurs ensuite. J’ai vu le pouvoir que cela a sur les enfants, c’est merveilleux. Et je ne parle pas d’enfants qui ont 5 ou 6 ans, ceux-ci ont plus dans les 12-13 ans et sont déjà doués de raison. Et l’impact que la pièce a en tant que support pour une discussion sur des problèmes raciaux est phénoménal.

Propos recueillis par David Brami
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