Par David Brami - publié le 01 novembre 2007 à 02h04 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 11h07 - 0 commentaire(s)
Vous semblez bien plus pimpante que Meredith. Est-ce que vous vous forcez à baisser d’un ton lorsque vous vous plongez dans le rôle ? Beaucoup de critiques disent qu’elle n’est pas le personnage le plus intéressant de la série…
Et bien... Vous savez, les gens auront toujours quelque chose à dire. Je ne pense pas que les acteurs, spécifiquement, puissent gagner contre les médias. Qu’il s’agisse de votre vie professionnelle ou privée, de vos choix, avec qui vous sortez… Malheureusement les médias aiment parler et mettre en avant les histoires les plus négatives. Je pense qu’il s’agit plus d’un écueil du travail que l’on fait. Je pourrais jouer la Meredith la plus pétillante du monde, et à ce moment là elle le serait trop et tout le monde la détesterait pour cela, donc... Impossible de s’en sortir.


Attendez-vous avec impatience d’avoir un enfant ?
Pas actuellement. Je pense que quand cela m’arrivera, je serai très impatiente que cela arrive mais pour le moment, j’essaye de me concentrer sur le présent et de ne pas trop penser à l’avenir.

Pouvez-vous nous parler de la soirée de l’évènement de charité Life Out Loud à laquelle vous avez participé dernièrement (en Avril dernier) ?
J’adorerais (grand sourire). Life Out Loud est une soirée d’aide que nous tenons depuis maintenant deux ans, dans le cadre d’une organisation appelée LifeWorks pour les adolescents gays, lesbiens et bisexuels. Donc c’est un programme très important et cela n’a lieu pour le moment qu’à Los Angeles. L’organisation fournit une structure et des groupes de soutien pour ces adolescents qui ont des problèmes d’identité ou d’affirmation et qui ont besoin de quelqu’un à qui parler.


Allez-vous étendre la chose hors Los Angeles ?
Je l’espère sincèrement. Il existe une organisation qui s’appelle la Trevor Foundation, qui s’occupe également de la prévention de suicides pour les jeunes adolescents gays et lesbiens. Donc pour le moment, nous essayons de rapprocher la Trevor Foundation de Lifeworks, afin de rassembler les traitements de crise de ceux de l’après crise, afin d’avoir une structure d’aide complète pour ces jeunes qui ont des problèmes avec leur identité sexuelle.

Y’a t’il une raison pour laquelle ce sujet vous passionne particulièrement ?
Et bien un de mes amis, C. Sullivan, est un mentor dans ce programme, et il en parle avec tant de passion... Et quand vous entendez le bien que cela fait à ces jeunes d’avoir un mentor... Beaucoup de ces jeunes viennent de foyers religieux et leurs parents ne les comprennent pas. Quant à la scolarité, qu’il s’agisse du collège ou du lycée, les jeunes peuvent être si cruels les uns envers les autres. Et pour des enfants, n’avoir personne à qui parler, personne vers qui se tourner, aucune organisation à consulter, beaucoup d’entre eux tentent de se suicider, ou de s’adonner à la drogue ou tout autre moyen d’autodestruction. Donc c’est très important qu’une telle organisation existe afin de leur faire comprendre qu’ils ne sont pas seuls, et qu’il ont un endroit où aller et la chance de devenir des citoyens productifs, avoir des vies pleines de sens et éventuellement pouvoir plus tard aider des jeunes étant dans la même situation… je pense que c’est vraiment très important. C’est un programme important et je suis heureuse d’en faire partie.

Propos recueillis par David Brami
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