Bercées depuis quelques temps entre la comédie (
30 Rock, The Office), le fantastique (Medium, Heroes) et un mélange des deux (
Chuck), les nouvelles productions à succès de la chaîne HBO s’éloignent de plus en plus du modèle de sérieux réaliste qui s’imposait comme la marque de fabrique du Network (qui a dit A la Maison Blanche ?). Urgences s’étant achevé cette semaine et
Life s’apprêtant à faire de même, il ne restait ainsi que les séries de Dick Wolf (New York District et ses spin-offs) et l’excellente mais peu suivie
Friday Night Lights pour prétendre à cet héritage. Dans l’optique de maintenir cette tradition, NBC a donc tout mis en œuvre pour nous offrir de nouveaux programmes bruts de décoffrage. Ouvrant la marche avant que ne débarque bientôt le polar
Southland, la prestigieuse Kings a tout pour plaire : un scénario d’inspiration divine, une uchronie aux résonances bien réelles et une distribution soignée. Et pourtant.

David Shepherd (Christopher Egan, Vanished) réside dans le royaume de Gilboa, en guerre avec le royaume voisin de Gath. Orphelin de père (celui-ci est mort au combat), il part avec son frère sur le front afin de défendre sa partie, ses idéaux et son roi Silas Benjamin (Ian McShane, Deadwood), celui-ci ayant récemment inauguré la capitale de Shiloh, merveille moderne et technologique servant désormais de lueur d’espoir à toute la nation. Mais bien vite, David, comme tous les soldats de son régiment, se retrouve dans une impasse : tous sont tenus en joue par une ligne de tanks Goliath. Pire, un petit détachement se retrouve prisonnier en terrain ennemi. N’écoutant que son courage, David ira sauver ses compagnons. La mission accomplie par chance, David réalise que l’un des soldats dont il a assuré la sécurité se révèle être le prince Jack Benjamin. Mieux : les images de sa bravoure face à un tank Goliath ayant fait le tour de la nation, le jeune homme de se voir bombardé capitaine, désormais responsable des liaisons entre l’armée et les médias.
