Par L’œil - publié le 27 novembre 2008 à 02h04 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 19h56 - 0 commentaire(s)
Seconde série dont nous tenions à vous parler cette semaine, Survivors est la remise à jour d’une ancienne et mythique série des années soixante-dix créée et supervisée par Terry Nation (l’illustre créateur des daleks de Doctor Who) et qui prouve après Dead Set que l’apocalypse est bien au centre des préoccupations des scénaristes british ces jours-ci. Introduite par un épisode d’ouverture d’une heure trente, la série voit le monde et plus particulièrement la nation anglaise touchés par un virus incroyablement foudroyant nommé la grippe européenne avant qu’un matin, seule une poignée de survivants ne se réveille sur une terre devenu incroyablement vide. La première demi-heure du show se révèle particulièrement éprouvante tandis que la montée en puissance de la catastrophe nous ferait même penser que nous-mêmes, téléspectateurs, sommes infectés par la chose. Et d’un coup, plus rien. Le calme olympien. Un peu comme si votre rêve d’avoir subitement le monde entier à portée de la main, sans trafic assourdissant, caissiers, policiers, banquiers et avocats devenait réalité. On pense bien sûr à ces épisodes de La Quatrième Dimension, entre ceux où le temps s’arrête et ceux voyant les retombées d’une guerre apocalyptique tandis que les grandes rues vides des métropoles rappèlent bien évidemment le récent Je Suis Une Légende. Si ce n’est que vous n’aurez pas à craindre ici d’invasions de zombies ou de vampires.



Seul souci, l’électricité et l’eau courante sont désormais de vieux souvenirs et l’argent n’a plus aucune valeur. Les survivants qui finiront fatalement par se croiser réaliseront donc bien vite que seul le fait de rester solidaire assurera leur survie, et que chaque ressource sera bien plus précieuse qu’auparavant dans un monde qui ressemblera bientôt à celui de Mad Max. Avec sa galerie de protagonistes variés et possédant chacun leur passé, leurs motivations et leurs espoirs (un condamné incognito, une mère cherchant son fils, un fêtard apprenant le sens du mot responsabilité en s’occupant d’un jeune musulman en quête de ses cousins…), on s’attend à quelque chose de grand. Survivors sera de plus l’occasion de retrouver plusieurs visages connus avec en tête Freema Agyeman (Doctor Who), Paterson Joseph (Doctor Who, Jekyll), Zoe Tapper (Hex, Demons), Phillip Rhys (Nip/Tuck) et Max Beesley (The Last Minute, The Last Enemy) et n’oublie évidemment pas de traiter de l’angle gouvernemental et conspirateur puisque le virus aura bien sûr des causes humaines.



Achevons ce petit tour d’horizon des dernières sorties anglaises en signalant l’apparition de deux sitcoms. La première, Clone, met en scène Jonathan Pryce (Pirates des Caraïbes et ses suites, Brazil) dans le rôle d’un scientifique imbu de lui-même et ayant réussi à cloner pour les besoins de l’armée, un être humain. Mais maladroit et passablement abruti, le rejeton, ne sera d’aucune utilité sur le champ de bataille. Trop fier de sa création biaiseuse pour laisser les autorités militaires y mettre un terme, il s’enfuira avec son nouveau né naïf et sans cervelle avant d’atterrir dans un pub qui leur servira temporairement de port d’attache. A la croisée de Kyle XY et de Mr Bean, Clone propose des personnages loufoques et déjantés (Mark Gatiss du Club des Gentlemen campe par exemple un général lunatique totalement jouissif) et se regarde sans déplaisir pour qui ne sera pas réfractaire à l’accumulation de blagues idiotes et décalées.


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